Les filles mineures domestiques en Mauritanie sont battues et exploitées par leurs employeurs


saharamedia
Lundi 12 Juillet 2010



Les filles mineures domestiques en Mauritanie sont battues et exploitées par leurs employeurs

L’association des femmes chefs de familles AFCF dénonce les maltraitances et  vient en aide aux filles mineures domestiques battues et victimes de l’exploitation et qui se comptent par dizaines venues des coins reculés de la Mauritanie et des pays  voisins. A leurs arrivées, à Nouakchott, elles tentent, à l’aide des parents lointains ou d'intermédiaires, de trouver un emploi comme fille de ménage ou de bonne.

 

Etant issues de milieux pauvres, ces filles doivent envoyer de l’argent à leurs familles restées  au village mais, hélas pour elles, les choses ne se passent pas souvent comme elles les escomptent et prennent, alors, des tournures dramatiques lorsque ces mineures rencontrent des employeurs sans scrupules. Des employeurs qui profitent de leur ingéniosité pour les soumettre à toutes les sortes de maltraitance et d’humiliations en les faisant travailler dur de jour et de nuit et en les privant de leurs rémunérations. Aussi et quand elles en arrivent à réclamer leurs dus, elles sont battues avant d’être accusées de vols et trainées devant les commissariats de police, puis jetées  en prison où elles sont exposées aux viols.

Cette situation a interpelé l’association des femmes chefs de familles AFCF qui, dans un premier temps, a alerté les autorités mauritaniennes afin que le problème soit  traité selon les conventions internationales sur les violations des droits de l’homme, ratifiées par l’Etat mauritanien. « Nous voulions, au départ, obtenir ainsi un cadre juridique pour faire face à ces violations et punir les auteurs… » a déclaré à Sahara medias, Minetou Mint Moctar, présidente de l’AFCF.

Dans cette action au profit filles mineures domestiques, l’AFCF bénéficie de l’appui de partenaires tels que terre des hommes et la coopération espagnole. Un projet dit d’assistance, de protection  et insertion des filles filles mineures domestiques, a vu le jour, dans ce cadre,  en aout de l’année dernière.

« A la faveur de ce projet, nous avons apporté une assistance à ces filles dans divers domaines dont la prise en charge des dossiers devant la justice, l’apprentissage de la  couture et des cours d’alphabétisation. Nous voulons aussi que toutes les filles puissent intégrer l’école publique… » a précise la présidente de l’ONG humanitaire qui a ajouté que « la première phase du projet s’achève ce mois de juillet … »

 















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