Les groupes islamistes du Sahel consacrent leur union


Nouakchott - Saharamédias
Jeudi 2 Mars 2017



Les groupes islamistes du Sahel consacrent leur union
On a annoncé ce jeudi la fusion au sein d’un nouveau groupe armé de l’ensemble des groupes djihadistes actifs dans la région du Sahel.

Le nouveau groupe porte désormais le nom groupe « Ansar Al Islam we Al Mouslimin » (soutien de l’Islam et des musulmans) et consacre la fusion des principaux groupes armés de la région, Ansar Eddine, l’Emirat du Grand Sahara (six Katibas affiliées à Aqmi), la Katiba des Mourabitounes, dirigée par l’algérien Moctar Bel Moctar et celle de Macina (Voullan).

Selon le correspondant de Sahara Media dans la région, c’est désormais l’émir du groupe Ansar Eddine, Iyad Ag Ghali, qui dirige le nouveau groupe qui s’est constitué.

Celui-ci a fait allégeance à l’émir d’Al Qaida, Aymen Edhewahiri et Abou Mousaab Abdel Wedoud, l’émir d’Aqmi.

La fusion de ces groupes est intervenue lors d’une rencontre entre leurs chefs militaires, Iyad Ghali (Ansar Eddine), Yahya Abou El Himam (émir de la région du Sahara), Mohamed Koffa (émir du groupe Macine), Hacen Al Ansari (émir adjoint des Mourabitounes) et Abou Abderrahmane Sanhaji (cadi de la zone du Sahara).

Ces groupes djihadistes avaient déjà tenté en 2013 de s’unir pour faire face à l’intervention française au Mali, mais des divergences avaient empêché cette union, se suffisant tout simplement d’une coordination dans la préparation des opérations et leurs exécutions.

Les observateurs s’attendent à des actions d’éclat du nouveau groupe, à travers des attentats ou des prises d’otages, pour s’imposer dans les titres de la presse internationale.

Cette union des groupes djihadistes dans la région, revêt une importance particulière, moins d’un mois après que les 5 pays du Sahel (Mali, Mauritanie, Niger, Tchad et Burkina Faso) aient annoncé leur intention de mettre en place une force commune pour faire face à ce qu’ils appellent le terrorisme.

Elle intervient également quelques jours seulement après que la France ait renforcé sa présence à la frontière nigéro-malienne après la mort de 16 soldats nigériens dans une embuscade tendue par l’un des groupes armés de la région.














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