Les mauritaniens invités à compter sur leurs propres forces


saharamedia
Mardi 3 Août 2010



Les mauritaniens invités à compter sur leurs propres forces

Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a invité ses compatriotes à compter sur leurs propres forces pour relever les nombreux défis du sous développement, dans une allocution prononcée à l’occasion d’une visite dans la ville d’Aioun El Atrouss (800 kilomètres au Sud- Est de Nouakchott).

Ce langage est justifié par un constat,   les financements extérieurs promis par les partenaires  dans le cadre de la reconstruction de la ville de Tin Tan (prés d’Aioun)  ravagée par les inondations au cours de l’hivernage 2007,  n’ont pas encore été décaissés « tout est dans le circuit .Aucun Dollar des engagements internationaux n’est parvenu à l’état ». Ainsi, le peuple mauritanien « doit compter sur ses propres ressources, lesquelles doivent faire  l’objet d’une gestion transparente ».

Le nouveau challenge  proposé par le chef de l’état est à inscrire dans le cadre « d’un processus long, qui exige de la volonté et de nombreux sacrifices ».

 

La situation du projet pour la reconstruction de la ville de Tin Tan semble être la même dans d’autres secteurs de l’économie, avec des promesses de financements qui se font toujours attendre malgré le retour à l’ordre constitutionnel. L’ombre des effets collatéraux du coup d’état de 2008 continuerait-il  à hanter la marche du pays des hommes bleus ?

Toutefois, même au-delà de cette réalité conjoncturelle, compter sur soi est une vertu cardinale, une valeur républicaine et sociale. Il faut alors la cultiver dans le cadre d’une organisation dont la responsabilité de la conception incombe  au gouvernement.

Justement, du point de vue organisationnel  la Mauritanie accuse un déficit incontestable.

Alors, Mr le président, une petite idée dans l’ordre de votre réflexion. La Mauritanie dispose d’une importante diaspora disséminée à travers le monde.

Ces hommes et ces femmes, effectuent d’importants transferts vers le pays. Une manne qui contribue à l’équilibre économique et sociale de nombreux ménages et par delà, du pays.

Ailleurs dans les  sous région Afrique de l’Ouest et Maghreb (Mali, Sénégal, Algérie et Maroc) les gouvernements ont pu établir le niveau de ces flux financiers qui atteignent plusieurs centaines de milliards de francs CFA /an et par pays (567 milliards transférés au Sénégal en 2007).  Les immigrés maliens envoient un montant supérieur à l’enveloppe  de  l’Aide Publique au Développement (APD).

Reste maintenant pour ces pays à aller au-delà du cercle des ménages pour introduire  ces ressources dans le circuit du développement économique et social de la nation.

La Mauritanie pourrait bien mener une réflexion dans ce sens en conformité avec l’esprit qui se dégage des propos du PR. Etablir une étude sur le sujet.

 















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