Les menaces d’AQMI contre le Mondial en Afrique du Sud


saharamedia
Dimanche 2 Mai 2010



Les menaces d’AQMI contre le Mondial en Afrique du Sud

 

La nébuleuse terroriste, Al Qaïda, a bien l’intention de s’inviter en Afrique du Sud pour la prochaine Coupe du monde de football (du 11 juin au 11 juillet). Dans un communiqué publié sur le site jihadiste Mushtaqun, la branche maghrébine d’Al Qaeda cible un match en particulier: «Une rencontre entre les États-Unis et la Grande-Bretagne (le 12 juin, ndlr) diffusée en direct dans le monde entier et avec un stade rempli de spectateurs, serait une occasion parfaite. L’explosion gronderait à travers la planète et les cadavres se compteraient par dizaines, par centaines, si Allah le veut.» La France, l’Allemagne et l’Italie sont aussi ciblées «car tous ces pays font partie de la campagne sioniste-croisés contre l’islam.» C’est une information annoncée par le quotidien britannique The Sun et qui est répercutée par Le Républicain au Mali : AQMI menace de s’en prendre au Mondial de football qui aura lieu en Afrique du Sud en juin, plus particulièrement au match qui opposera l’Angleterre et les Etats-Unis à Capetown. Le tabloïd britannique cite le communiqué d’AQMI : « le monde entier sera en train de suivre en direct ce match au moment précis où nous l’endeuillerons avec des centaines de cadavres. » Les salafistes menacent de s’en prendre également à des hôtels et à des parkings et se prévalent de détenir désormais des engins explosifs non détectables avec les moyens sécuritaires même renforcés lors du Mondial. The Sun rapporte que cette menace est prise très au sérieux par les experts en matière de lutte antiterroriste.

 

 

Ce communiqué émanerait, d’après le quotidien britannique, du groupe dirigé par Abdelhamid Abuzeid, qui détenait en otage le Français Pierre Camatte et qui avait exécuté le britannique Edwin Dyer en juin dernier. Un groupe qui, selon Le Républicain, se cacherait dans la région de Kidal, dans le Nord-Mali. La fédération internationale de football (FIFA) prend très au sérieux cette menace.

Ces menaces interviennent alors que « la région saharo-sahélienne affiche une plus grande détermination dans la lutte contre le terrorisme salafiste », affirme le quotidien malien. « La récente rencontre d’Alger entre les services secrets des pays de la région est considérée comme un pas encourageant, estime Le Républicain. Il y a deux semaines, poursuit-il, Nouackchott avait émis un mandat d’arrêt international contre Mokhtar Belmokhtar, un autre dirigeant salafiste qui, avec Abuzeid, règne sur le Sahara malien, mauritanien, nigérien et sud-algérien. »

Et puis il y a l’exercice militaire international qui aura lieu en mai dans la région sahélienne. Cette opération baptisée Flintlock « impliquera les armées du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Sénégal, du Nigeria et du Tchad », sous commandement américain, précise « Le Républicain «  . « Un total de 1.200 militaires se joindra à cet exercice militaire, dont 600 Américains, 400 Africains et 150 Européens. L’exercice sera basé dans la capitale Ouagadougou, tandis que la formation militaire au sol aura lieu au Mali, en Mauritanie, au Nigéria et au Sénégal.» Ces manœuvres, précise le quotidien malien, visent « à améliorer la capacité des participants à travailler ensemble pour mettre fin aux activités illégales qui menacent la stabilité et la sécurité dans la sous-région, notamment le terrorisme. »















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