Les pluies : un eternel casse tête pour Nouakchott


saharamedia
Dimanche 5 Septembre 2010



La ville de Nouakchott, capitale politique et  plus importante concentration humaine de Mauritanie   a enregistré quelques millimètres de pluies dans la nuit du vendredi au samedi.

Du coup, plusieurs quartiers périurbains et même  « résidentiels » à l’image d’une partie de Tevragh-Zeina, vitrine de la grande cité, se sont encore transformés en patinoires, au grand désagrément des automobilistes faisant face à la rupture de nombreuses  artères,   et de  divers autres usagers de la voie publique.

 


Les principales avenues et le marché d’El Mina (une populeuse commune de la banlieue Sud) se sont retrouvés totalement dans les eaux,  hors d’usage.

 

 

Face à la situation, les autorités ont réagi pour « soulager » les populations dans la mesure de leurs moyens.

Illustration, avec le déplacement à El Mina  du Wali de Nouakchott, Ahmed Ould Abdallah, samedi matin, pour se donner une idée précise de la situation, selon l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), un organe du gouvernement.

A l’issue de la visite, le Wali a déclaré que le comité interministériel chargé de l’évaluation et du suivi des dégâts causés par les pluies « a pris les mesures nécessaires propres à limiter les préjudices ».

Pour ne pas rester dans la langue de bois, sport très prisé par plusieurs hauts  responsables mauritaniens,  le patron de l’administration territoriale au niveau de la capitale a donné quelques précisions sur la nature des actions entreprises, mobilisation  « des équipes de la protection civile avec des véhicules  pour évacuer les eaux  des lieux inondés ». Celle-ci ont été   « réparties dans toutes les zones » victimes de sinistres en même temps que  « des opérations de recensement et de transfert sont engagées  pour mettre à l’abri les  populations les plus éprouvées ».

Un effort certes, mais qui relève du provisoire, en attendant une solution définitive.

Là se trouve le cœur de l’équation, le véritable casse tête.

L’écrasante majorité des quartiers de Nouakchott, ville  en dessous du niveau de la mer, est bâtie dans des zones inondables, selon l’avis de nombreux experts.

Les changements climatiques annoncés,  avec le retour des pluies abondantes et une prévisible montée des océans,   doit pousser les mauritaniens (gouvernement, classe politique, société civile, mouvements citoyens et populations) à engager une intense réflexion par rapport une question  existentielle pour éviter une véritable catastrophe au cours des prochaines années.















GABONEWS APAnews