Les problèmes fonciers dans la ville de Nouakchott et la reprise de la polémique pouvoir/opposition à la une


saharamedia
Vendredi 5 Novembre 2010



Les problèmes fonciers dans la ville de Nouakchott et la reprise de la polémique pouvoir/opposition à la une

Les problèmes fonciers dans la ville de Nouakchott, avec le déménagement  de certains quartiers périurbains, non lotis et la reprise de la polémique entre pouvoir et opposition au sujet de la lutte antiterroriste  ont fait la une de la presse parue en Mauritanie cette semaine.

« Lutte contre la spéculation foncière : le Wali (gouverneur) de Nouakchott veut mettre fin aux anciennes pratiques » titre le quotidien « Le rénovateur » du jeudi.

 

Ce journal écrit que Fall N’Guissali cherche à « assainir » le secteur « d’abord en réorganisant le fichier informatique des permis d’occuper, et en procédant au règlement des cas litigieux ».

 

Abordant le même sujet, le quotidien « Biladi » du mercredi semble prendre le contre pied de cette thèse en  rapportant  une déclaration de Mme Aminetou Mint Ely, présidente de l’Association des Femmes Chefs de Familles  (AFCF) qui affirme que  « les pauvres sont délogés des gazras au profit des riches ».

Une « gazra » signale-t-on,  se dit d’une occupation illégale d’une parcelle.

Au sujet des rapports pouvoir/Opposition, Le Rénovateur du jeudi note un retour à la configuration traditionnelle,  sous la manchette « pouvoir/opposition : Re-bonjour l’impasse politique ».

Apparemment  très pessimiste, ce  journal estime que « la majorité et l’opposition ne pourront jamais s’entendre  et engager ce dialogue tant espéré, qui s’annonce à chaque fois  inéluctable, avant de s’évanouir complètement ».

La novelle empoignade verbale entre pouvoir et opposition est partie d’une déclaration de Mohamed Ould Maouloud, président de l’Union des Forces de Progrès (UFP), qui venait de finir son mandant à la présidence tournante de la Coordination de l’opposition Démocratique (COD), un collectif de 9 partis politiques,  critiquant vivement la politique sécuritaire du régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz , qui s’ appui « sur l’implication de forces étrangères » à la sous région sahélo saharienne.

Les quotidiens « Nouakchott-Info » privé  et « Horizons » -organe du gouvernement,  se font également l’écho de cette vive polémique, en reprenant les accusations de l’Union pour la République (UPR), principale formation de la majorité, à travers lesquelles Ould Maouloud est présenté comme un homme politique « qui ignore les droits de la nation » veut « briser la volonté du peuple tout entier »  en freinant « ses choix  démocratiques, alors qu’il vit une véritable renaissance».

Toujours dans le cadre de la nouvelle guérilla verbale, le quotidien «Biladi » annonce que « l’UPR   a sorti  ses griffes » avec  l’objectif de « faire face au discours sévère que l’opposition ne cesse de développer contre le régime ».















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