Les réseaux sociaux au service des journalistes culturels


saharamedia
Vendredi 22 Juin 2012



L’Institut français de Mauritanie a accueilli du 17 au 21 juin 2012 un atelier de formation sur le thème « Journalistes culturels, web et réseaux sociaux » pour accompagner les jeunes professionnels mauritaniens.

Une dizaine de journalistes mauritaniens (travaillant pour Cridem, L’Authentique, Mauritanies1, éveil hebdo ou encore AlAkhbar) ont assisté à cet atelier qui s’inscrit dans le cadre de la cinquième édition du festival Assalamalekoum organisé du 21 au 29 juin 2012 à Nouakchott.

L’objectif de cet atelier était d’apporter à ces professionnels de l’information de nouvelles compétences et un certain nombre de techniques pour mieux se servir des outils comme Twitter, Facebook et YouTube. Il s’agit bien entendu d’accompagner les pratiques d’une manière professionnelle afin d’améliorer la couverture des évènements sur lesquels les journalistes peuvent travailler.

« J’ai proposé ce projet de formation à l’Institut français de Mauritanie parce que j’estime que les journalistes avaient beaucoup contribué aux quatre dernières éditions d’Assalamalekoum, et j’ai pensé également que c’était le moment pour le festival de faire quelque chose d’assez innovant en formant les journalistes sur l’utilisation des réseaux sociaux », a déclaré Kane Limam, dit Monza, fondateur du festival Assalamalekoum international.

Cet atelier a été orchestré par Julien Le Bot, journaliste français, spécialiste des réseaux sociaux. Titulaire d’une maitrise de philosophie de l’Université de La Sorbonne (Paris IV) et d’un Master 2 de journalisme de l’Université Panthéon Assas (Paris II), ce dernier a auparavant travaillé dans plusieurs médias français tels que France 24, ou La Croix. Il a d’ailleurs fondé, en 2011, sa propre entreprise développant une plateforme web destinée à valoriser l'information dite « hyperlocale » répondant au nom de Yakwala tout en assurant des formations à l’étranger.

Le spécialiste français a d’ailleurs souligné au cours de cet atelier l’importance des médias sociaux dans le journalisme et son « évolution », avec leurs mérites mais aussi leurs limites. Julien Le Bot a insisté sur l'importance de ses outils pour le journalisme professionnel, y compris culturel. «Ils pourront beaucoup vous apporter en termes de collecte de renseignements, recherche de sources, et suivi de l’information», a-t-il indiqué.

Plusieurs participants ont exprimé leur satisfaction pour leur participation à cet atelier. A l’exemple de notre confrère d’AlAkhbar Mohamed Diop : « la formation a été satisfaisante d’une manière générale, on a pu apprendre comment utiliser les réseaux sociaux notamment Facebook et Twitter, mais ça a aussi été l’occasion pour nous de renforcer nos compétences sur les techniques d’interview. Néanmoins l’horaire de la formation n’était pas adaptée à l’agenda de certains journalistes », a-t-il dit. Lors de la clôture, les journalistes ont exprimé leur satisfaction d’avoir pu acquérir savoir-faire et compétences en matière d’utilisation des réseaux sociaux au cours de cet atelier.

 Ces sessions pratiques sur la l’utilisation des réseaux sociaux ont par ailleurs permis d’aborder les questions de sélection des sujets, de repérage des phrases essentielles, de collecte et tri des données. Le formateur français a aussi insisté sur l’importance de produire des reportages clairs, de porter attention au matériau iconographique et de savoir présenter de manière attractive articles et rubriques aux médias intéressés. Enfin, un exercice pratique a bouclé la session et les participants ont produit chacun au moins un article sur le festival Assalamalekoum.

 

 

Djigo Souleymane















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