Les sénateurs en colère contre le parti au pouvoir


Nouakchott - Saharamédias
Vendredi 28 Octobre 2016



Les sénateurs en colère contre le parti au pouvoir
Des sources proches du sénat ont déclaré à Sahara Media que la commission sénatoriale, qui a été constituée par le sénat, au lendemain de l’annonce de la volonté du pouvoir de supprimer cette chambre, est sidérée par la version publiée par le parti au pouvoir à propos de la rencontre entre cette commission et le président de cette formation politique, Sidi Mohamed O. Maham.

Cette source très proche de la commission a affirmé que cette rencontre n’a été qu’informelle, ajoutant que ce qui a été publié par le parti au pouvoir ne reflétait pas la réalité de ce qui s’était réellement passé, ni le point de vue des sénateurs du parti qui rejettent tout referendum populaire qui ne serait pas soumis aux deux chambres du parlement, comme le prévoit la constitution.

La même source ajoute que les propos rapportés sont ceux d’un sénateur proche du président de la chambre, et ne reflètent pas le point de vue des autres.

A l’entame des discussions sérieuses, ajoute la source, le président de l’UPR a demandé la suspension des débats afin d’effectuer la prière du crépuscule, et les débats n’ont plus repris depuis.

Les membres de la commission qui avaient pris la parole, selon la même source,  avaient exigé l’application des dispositions constitutionnelles (article 99), qui stipulent que tout referendum populaire relatif à la constitution est assujetti à l’accord des deux chambres parlementaires.

O. Maham aurait déclaré à ses interlocuteurs qu’à ce qu’il sache, le pouvoir n’a pas encore pris une décision à propos de la dissolution du sénat.

La réunion a été houleuse, selon la source, contrairement à celle qu’a tenue le président du parti avec les députés de sa formation.

Au cours de la réunion, l’un des sénateurs a critiqué le déroulement du dialogue qui vient de s’achever « qui aurait du être inclusif avec la participation de toute l’opposition, afin de parvenir à une solution pour la crise que connaît le pays. »

Les sénateurs ont souligné la nécessité de se conformer aux lois et à la constitution.
Ils ont entamé une série de réunions, destinées à évaluer les résultats du dialogue et leur encontre avec le président du parti au pouvoir.

Enfin la commission estime que toute modification de la constitution qui ne respecte pas les principes constitutionnels constitue une menace pour la stabilité, la sécurité et l’unité du pays.
 














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