Les taxis urbains de Nouakchott sommés de se mettre aux normes.


saharamedia
Mercredi 21 Avril 2010



Les taxis urbains de Nouakchott  sommés de se mettre aux normes.

 

Les taxis urbains de Nouakchott devront se mettre aux nouvelles normes au plus tard  à la fin du mois de juin 2010. Cette mise aux normes est dictée  par  la nécessité de mettre fin à la pagaille qui règne en maîtresse absolue dans ce secteur vital et sensible de la vie communale. A l’effet de mettre fin à cette pagaille ambiante,  la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN), en collaboration avec le  Ministère des transports, a élaboré une série  d’arrêtés municipaux dont l’application permettrait, à terme, une bonne organisation de ce secteur. La première mesure réglementaire, ou premier arrêté, porte sur « l’enregistrement et l’identification des véhicules à usage de taxis » dans l’agglomération de Nouakchott, explique Abdou M’Bodj, Directeur Technique (DT) de la CUN. L’enregistrement donne lieu à la délivrance d’une licence et astreint à l’utilisation d’une couleur unique pour tous les taxis. Celle-ci est remise sur présentation de la carte grise du véhicule, l’attestation de la visite technique, de la vignette patente et le  paiement d’un montant forfaitaire de 10.000 ouguiyas. La licence a une durée de validité d’un mois. Un second arrêté interdit au chauffeur de taxi de conduire à visage couvert. C’est dire qu’il faut changer notre mentalité et nos habitudes de nomades, hommes du désert adepte du Hawli, dans un environnement sécuritaire en proie au terrorisme. Un autre acte réglementaire interdit la circulation des camions en centre ville à certaines heures et le dernier arrêté supprime la possibilité de la circulation de la traction animale en plein centre ville. Avis aux charretiers, véritables bêtes noires des automobilistes. Les usagers doivent se mettre en règle au plus tard dans le courant du mois de juin 2010. Ces différentes mesures visent à mettre de l’ordre dans un secteur caractérisé par un gros désordre avec  un grand  nombre de citoyens (fonctionnaires et autres) jouant aux chauffeurs de taxis occasionnels pour arrondir les fins de mois en violation de toutes les règles élémentaires dans ce domaine. La fédération des transports a été étroite associée à l’élaboration des différentes mesures, indique la CUN. Par ailleurs, la nouvelle réglementation devrait accorder la priorité de l’exercice de l’activité de chauffeur de taxis aux nationaux. On note actuellement une forte présence d’étrangers (sénégalais, guinéens, maliens….) dans le secteur. On se dirige vers la préférence  nationale. 

 

 















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