Libye : Conscience et Résistance demande aux autorités mauritaniennes de reconnaître le Conseil de transition mis en place par les insurgés


saharamedia
Jeudi 24 Mars 2011



Conscience et Résistance vient de prendre position pour les insurgés libyens contre Kadhafi et les troupes qui lui sont restées fidèles.

Dans une déclaration dont Sahara média a reçu une copie, et titrée «Au-delà de la révolution libyenne : Pour le devoir d’ingérence », CR juge que les « raids ciblés contre les forces armées et de sécurité du Colonel Kadhafi, dans le cadre du mandat de protection des populations civiles, au lendemain de la révolution pacifique du 17 février 2011 » sont « parfaitement en conformité au droit international de prévention des crimes de masse, l’opération alimente quelques ambiguïtés qu’il importe de lever, sans retard. »

 

Pour Conscience et Résistance, cette ingérence qui se justifie, à ses yeux, « suscite, par ailleurs, des objections de principe dont le cynisme dissimule, à peine, la complicité avec le régime de Tripoli et, partant, la tentative d’en retarder l’effondrement ».

 Elle formule, dans ce cadre, au nom de ce qu’elle appelle « son engagement internationaliste que dicte une perception nette des enjeux d’universalisme, donc de solidarité avec tous les combattants de la démocratie politique et de lutte contre l’impunité », sa perception de ce qui se passe en Libye en déclarant qu’elle « reconnait et encourage le combat légitime des libyens, sur le chemin de l’émancipation après 42 ans d’un pouvoir d’oppression tribale dont l’enfermement et la dérive lignagère se sont accentués », « regrette la passivité, voire l’indifférence de la rue mauritanienne devant l’ampleur des massacres perpétrés en Libye et dénonce les tentatives, vénales, de susciter, à Nouakchott, des motions et manifestations favorables au Colonel Kadhafi » et « soutient, sans ambiguïté ni réserve, les frappes des forces alliés en Libye jusqu’au renversement du clan Kadhafi ».

A l’adresse des autorités mauritaniennes, CR demande de reconnaître le Conseil national de transition, « en qualité de représentant de la Révolution en Libye et de lui apporter l’assistance diplomatique requise ».

 















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