Lutte contre le terrorisme au Sahara/Sahel: du pomb dans les ails de la coordination sécuritaire


saharamedia
Jeudi 14 Octobre 2010



Plusieurs pays occidentaux membres du G8, quelques autres notamment (USA, Allemagne, Grande Bretagne France, Canada, Russie, Japon, Canada, Suisse, Espagne, Italie) et des états de l'espace sahélo saharien (Mali, Mauritanie, Niger) ont tenu une réunion sécuritaire mercredi à Bamako.

Une rencontre également élargie à des pays africains  comme le Burkina Faso, le Maroc, le Nigeria et le Sénégal.

 

Ce  conclave sécuritaire  de Bamako a étudié les voies et moyens susceptibles de renforcer la stratégie de lutte contre Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), à un moment ce mouvement détient encore 7 otages (5 francais et 2 africains) enlevés au cours de la nuit du 15 au 16 septembre dernier au Nord du Niger, et qui se trouveraient actuellement aux mains de leurs ravisseurs dans l'extrême Nord-Est  du Mali.

 

Mais au delà des bonnes résolutions et des déclarations d'intentions, le fait marquant de cette rencontre aura été l'absence de l'Algérie, une puissance sous régionale jalouse de son leadership et catégoriquement opposée à toute implication de forces étrangères dans la lutte contre le terrorisme islamiste dans l'espace sahélo saharien.

Le nouvel accroc intervient aprés 2 réunions de coordination entre

états- major et services de renseignements des pays de la ligne de front (Algérie, Mali, Mauritanie et Niger) qui se sont déroulées il y a une quinzaine de jours en terre algérienne.

Du coup, la coordination sécuritaire sous régionale ébauchée à l'occasion des réunions de Tamanrasset et Alger prend du plomb dans les ails, selon l'avis de nombreux observateurs.

Cette évolution en dents de scie est notée pendant que le président malien, Amadou Toumani Touré (ATT), continue à réclamer l'organisation au plus haut niveau d'une conférence internationale sur le terrorisme islamiste dans la sous région.

Une telle rencontre, certes encore hypothétique, se tiendrait alors avec l'Algérie,  sans les occidentaux ou à l'inverse, en présence des grandes puissance et à l'exclusion de l'Algérie?

L'interrogation, déterminante pour l'avenir de la croisade antiterroriste, demeure un véritable casse tête.















GABONEWS APAnews