Maghta-Lahjar : les enfants tirent profit de la catastrophe


saharamedia
Lundi 16 Août 2010



Les maisons, si elles existent encore, menacent de s’effondrer sur les têtes de leurs occupants. Les eaux potables sont maintenant « souillées » par les trombes de boue et d’eau provenant des barrages et qui charrient tout sur leur passage. Pire que tout cela, la crainte de voir les stocks des produits alimentaires s’épuiser si « l’état de siège » dure encore plus longtemps. Il ne reste plus aux habitants de la zone que de renouveler l’intention (« enniya ») de jeuner un Ramadan qui est seulement à son cinquième jour. Rompre le jeun dans de telles conditions signifie négliger l’un des cinq piliers de l’Islam et rien d’autre. Seuls les enfants de la zone de l’Aftout sinistrés semblent se complaire dans une situation dont ils tirent paradoxalement profit. Si l’ampleur des dégâts empêche d’accueillir le bon hivernage par des manifestations de joie, les petits se livrent à un singulier business : tirer les voitures enlisées dans la boue ou submergées par les eaux moyennant des sommes qui oscillent entre 4000 et 7000 ouguiyas ! Un tel pactole incite même les parents à ne plus les retenir (pour ne pas patauger dans les eaux de pluie) et à les encourager à aller tirer profit de cette « activité génératrice de revenus » ! Activités tellement intéressantes qu’elles ont poussé certains jeunes à se regrouper dans des « GIE » occasionnels et à installer des sortes de QG sur toutes les routes et axes où des voitures sortant ou entrant dans la ville de Maghta-Lahjar sont prisonnières des eaux de pluies.

 

 















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