Mali : Pour n’avoir pas répondu à un coup de téléphone, le Premier ministre a été contraint à démissionner


Sahara Médias - Nouakchott
Jeudi 13 Décembre 2012



Mali : Pour n’avoir pas répondu à un coup de téléphone, le Premier ministre a été contraint à démissionner
Qu’est-ce qui s’est réellement passé dans la soirée de lundi dernier ? Et pourquoi le Premier ministre malien, Cheikh Modibo Diarra, a été forcé de démissionner ? Et que cache le destin politique pour le Mali ? Des questions auxquelles la presse malienne tente aujourd’hui de répondre. Ainsi, l’Indépendant titre : Alors qu’il devait se rendre à Paris, comment le Premier ministre a été contraint à démissionner.
Dans ses investigations pour donner une explication à cette démission, le journal affirme que, depuis plusieurs mois, tout le monde sait que le Premier ministre a rompu les amarres avec plusieurs pôles politiques, avant d’ajouter que les choses « se sont précipitées de manière remarquable lundi dernier ». Le journal rapporte ce qu’il donne comme explication de la « démission » de Cheikh Modibo Diarra, disant qu’il a refusé de répondre à un coup de fil du président par intérim Dioncounda Traoré. Ce dernier a aussi appelé le chef de la junte, le capitaine Sanogo, pour lui dire que le Premier ministre ne répond pas au téléphone alors qu’il compte se rendre Paris pour raison de santé ! Le chef de la junte téléphone alors au Premier ministre, qui n’aurait pas répondu également. Alerté par la sécurité de l’Etat que le Premier ministre s’apprête, effectivement, à se rendre à Paris, le chef de la junte ordonne son arrestation et, après un long entretien entre les deux hommes, le résultat fut sa démission et son arrestation dans un complexe résidentiel à Bamako ».
Dans son édito sur la démission du Premier ministre, le journal Le Scorpion écrit : qu’on l’aime ou pas, la manière était mauvaise. Pour ce journal, il manquait la manière à la démission ou « la contrainte à démissionner». Ce journal rend responsable la présidence de la léthargie qui caractérise la marche de l’Etat.
Quant au Républicain, il fait un parallèle entre l’ancien président, Amadou Toumani Touré, écrivant que Toumani Touré a été destitué en mars de 2012 et Cheikh Modibo Diarra « démissionné » neuf mois plus tard. Kati se complait mal avec les hommes politiques.
 














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