Mali : le chef de la junte ayant mené le coup d’Etat du 22 mars 2012 nommé président de la Commission de Réforme de l’armée


Sahara Médias - Nouakchott
Dimanche 7 Octobre 2012



Mali : le chef de la junte ayant mené le coup d’Etat du 22 mars 2012 nommé président de la Commission de Réforme de l’armée
L’Agence France Presse citant une source sûre, a rapporté hier samedi, que le président du Conseil militaire malien, le capitaine Amadou Haya Sanogo, principal auteur du putsch du 22 mars, a été nommé président de la Commission pour la Réforme de l’Armée qui s’apprête à mener des opérations militaires  au nord Mali contrôlé, depuis six mois, par des groupes islamistes armés.
Dans un décret signé par le président de transition, Dioncounda Traoré, il est écrit que « le capitaine Amadou Haya Sanogo est nommé président de la Commission de Suivi de la Réforme des forces Armées et de Sécurité », selon ce que l’agence française a publié.
L’agence ajoute que, malgré la signature de ce décret depuis le 8 août dernier, c’est la première fois que ce communiqué, dont l’Afp a pu obtenir une copie, et dont il n’existe aucune trace dans le journal officiel de la République du Mali comme stipule la loi, est évoqué.
Tout comme un autre décret signé le 20 août précise les détails et les moyens de fonctionnement de cette nouvelle commission.
Le décret précise que cette commission comprend quatorze membres dont un président et un vice-président et qu’elle est chargée spécialement de participer aux opérations militaires et à la mise en place d’une stratégie d’entrainement des forces armées et de sécurité ainsi qu’à la proposition de tout ce qui peut aider à améliorer l’opérationnalité de l’armée malienne ».
La nomination du capitane Sanogo dans ce poste stratégique, au moment où l’on prépare une intervention militaire international au nord Mali contrôlé par des groupes islamistes armés depuis six mois, annonce son retour de façon officielle.
Le putsch du 22 mars dernier mené contre le président Amadou Toumani Touré, qui vit en exil à Dakar, a entrainé dans son sillage l’occupation de tout le nord Mali par des groupes islamistes armés. Les putschistes ont remis le pouvoir, en avril, à un gouvernement civil de transition mais apparemment ils restent influents à Bamako où les tensions entre leurs partisans et ceux qui veulent les voir s’éloigner de la gestion du pouvoir restent grandes.














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