Mali : le secrétaire général de l’ONU prône la mise en place de nouvelles mesures pour appliquer l’accord de paix d’Alger


Nouakchott - Saharamédias
Samedi 17 Juin 2017



Mali : le secrétaire général de l’ONU prône la mise en place  de nouvelles mesures pour appliquer l’accord de paix d’Alger
Le secrétaire général des nations unies Antonio Gutterres a appelé aujourd’hui les parties maliennes signataires de l’accord de paix d’Alger à concevoir de nouvelles dispositions à même de garantir l’application des termes de l’accord.

Le secrétaire général de l’ONU qui présentait son rapport sur la situation au Mali devant le conseil de sécurité a dit qu’il appartient aux parties signataires de cet accord de traduire dans les faits leur volonté de parvenir à la paix, espérant pouvoir désigner prochainement un observateur indépendant comme le prévoit l’accord d’Alger.

Celui-ci devra insuffler une nouvelle dynamique dans le suivi de l’exécution de cet accord, deux ans après sa signature et à l’approche de la fin de sa phase transitoire.

« L’année dernière, a encore dit Gutterres, les groupes extrémistes ont multiplié leurs opérations pour tenter de saborder le processus de paix, et des nouveaux groupes terroristes ont vu le jour dans la région ».

Selon le secrétaire général de l’ONU, le trafic de drogue et les autres activités criminelles continuent d’entraver l’application de l’accord et influent  sur les positions des groupes armés, soulignant cependant un progrès sensible malgré des divergences  sur certaines dispositions provisoires prévues par le texte sur les deux plans, politique et sécuritaire.

Gutterres a salué la mise en place d’autorités parlementaires dans les 5 régions du nord, malgré les importants retards accusés dans l’application de l’accord de paix et félicité le gouvernement malien et la coordination des mouvements de l’Azawad pour les efforts déployés pour faire progresser le processus de paix avec le soutien du groupe international de médiation.

« Il est nécessaire a encore dit Gutterres que la MINUSMA ait les moyens indispensables pour mener à bien sa mission dans un contexte perturbé par les activités des groupes terroristes et les réseaux des criminels transfrontaliers, d’autant que qu’elle n’a pas obtenu le plafond prévu par la liste 2295/2016. »

Evoquant  la situation instable au Mali, le secrétaire général de l’ONU, a souligné la nécessité de renforcer la coopération régionale afin d’annihiler les menaces qui pèsent sur la sécurité du pays.

Dans le même ordre d’idées, il a demandé au conseil de sécurité d’avaliser la demande formulée par les 5 pays du Sahel demandant l’adoption d’une résolution consacrant un mandat international pour la force qu'ils se proposent  de mettre en place.

Une proposition que rejette d’ores et déjà Washington, qui ne voit pas la nécessité d’un aval du conseil de sécurité à ces pays pour déployer leur force régionale.
 
 
 














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