Manifestations à Rabat et à Nador dénonçant le comportement de la garde civile espagnole


saharamedia
Dimanche 8 Août 2010



Manifestations à Rabat et à Nador dénonçant le comportement de la garde civile espagnole

De nouvelles violences ont été commises par la police espagnole contre des marocains, c’est le ministère marocain des affaires étrangères qui l’annonce. Une nouvelle fois cela s’est produit à l’entrée de Melilla dans le nord du Maroc. Des manifestations de protestation ont été organisées à Rabat et à Nador. De nouveaux épisodes tendus sont survenus au poste frontière de Melilla ! Le ministère marocain des affaires étrangères dénonce dans un communiqué « la dérive dangereuse»  du comportement de la garde civile espagnole. Les derniers évènements se sont produits dans la nuit de mercredi à jeudi pour le premier, puis hier matin le second. Dans les deux cas des citoyens marocains ont été victimes de violences à des degrés divers (gifles, coups de matraque …). Hier, un jeune homme de 20 ans a été piétiné ce qui lui a occasionné une fracture au niveau du bras. Des faits devant témoins qui portent à 5 le nombre de citoyens marocains victimes de mauvais traitements de la garde civile espagnole en quelques semaines.
Il y a deux jours, ce sont deux migrants illégaux sub sahariens qui dénonçaient à leur tour le comportement violent de policiers espagnols. Ils avaient été laissés en mer au large de Belyounech dans un état critique. Les services marocains s’étaient portés à leur secours.
Déjà lors des précédents incidents, la diplomatie marocaine avait déploré « les manquements à la déontologie et les agissements aux fondements incontestablement racistes» . Une indignation partagée par la société civile puisque deux manifestations étaient organisées au Maroc à l’appel d’organisations non gouvernementales. Un sit-in à Rabat a réuni quelques 2000 personnes devant l’ambassade d’Espagne. A Nador, ils étaient 80.000 à manifester devant le consulat espagnol pour dénoncer cette dérive. Rassemblements auxquels ont pris part des représentants du monde politique, syndical et des défenseurs des droits humains.

 

 















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