Marième NDiaw : Une écolière sur les pas d’une grande icône musicale


Saharamedias/Nouakchott
Dimanche 10 Août 2014


Seule candidate parmi 20 groupes participants au concours Assalamalekoum Découverte 2014, Marième NDiaw est une jeune artiste à la graine de stars en germe. Avec sa voix suave et féerique, la jeune fille veut amener la musique mauritanienne partout dans le globe terrestre. Portrait.


Marième NDiaw : Une écolière sur les pas d’une grande  icône musicale
C’est dans le quartier périphérique de Sebkha, aux environs de la zone militaire  qu’habite Marième NDiaw, l’héritière qui veut jouer aujourd’hui dans la cour des stars de la musique internationale. Assise sur une des fauteuils du salon de la maison familiale à coté de ses deux sœurs, Theilo Dieng et Coumbis Dieng ensorcelées par facebook comme la majorité  des jeunes mauritaniens, la jeune artiste ne semble pas craindre le micro. Partagée entre la musique qui est sa passion et les études, Tifa  comme l’appelle ses intimes est le cadeau que le ciel a offert à sa mère, Racky NDiaye, femme au foyer, et à son père, Saly NDiaw, chanteur de renom.
Aujourd’hui, elle se consacre à la musique dont le virus lui a été transmis par sa famille paternelle. « J’ai la musique dans le sang. Mon grand-père, mes ancêtres étaient des musiciens. La musique est ma passion. Je me sens très à l’aise quand je chante » souligne-t-elle.Elle se perfectionne dans l’école musicale, Nouakchott Music Action, sous la férule d’un As de la musique, Lamine Kane. Elle témoigne : « c’est avec Nouakchott Music Action  que j’ai su vraiment c’est quoi la musique, les variétés musicales, l’accord et ma professionnalisation se précise davantage ». Ajoutant « c’est à partir de là-bas que j’ai compris que toute musique n’est pas difficile à faire.il suffit juste de maitriser les arcanes ».Cadette et quatrième filles de son père, Marième est souvent sollicitée pour être choriste par des chanteurs ou chanteuses plus âgés qu’elle.
 Elancée, le teint noir, les yeux et les cheveux noirs coiffés d’un tissage, Tifa  aime garder un sourire sur ses lèvres et son look de « gentille fille ».Cette jeune fille qui est née et a grandi à Nouakchott plus précisément à Sebkha, a fait l’école française dans le collège privé, « Complexe Scolaire Tincoro Kamara » tout en suivant des études coraniques.
Agée de 17ans, les débuts de Tifa dans le monde musical n’ont pas été trop difficiles, comme elle l’avoue. « J’ai eu le soutien et l’encouragement de mes parents. Mais mon oncle me traite de dévergondée. Au début ça me faisait beaucoup de mal, mais le fait que mes deux parents me soutiennent, ma souffrance s’est dissipée. Le reste je le laisse entre les mains de Dieu le tout puissant »révèle-t-elle.
Son premier morceau composé par elle-même a été le déclic de sa passion. Elle raconte : « J’ai écris ma première chanson le 9/31/2009 que j’ai enregistré au « studio 50 »intitulée : « le développement de la Mauritanie ». Depuis lors je montais sur les podiums à Sebkha occasionnellement. Trois mois après je me suis inscrite à l’école Nouakchott Music Action ».
Pieuse et éduquée, elle ne regrette pas l’éducation de base que ses parents lui ont inculquée malgré que le regard de la société sur le chemin qu’elle a emprunté, la musique. Elle brandit son éducation pour se protéger des tentations qui piègent souvent beaucoup d’adeptes de la musique. « Avant tout, ma religion d’abord. Ensuite, j’évite, l’alcool, la cigarette, la drogue et les mauvaises fréquentations. Je connais le monde cruel du showbiz, mais je me connais et je connais d’où je viens».
Son opinion sur le mariage est très précise. Elle dit : « le mariage, c’est quelque chose de sacrée. Gérer son époux et ses enfants est une noble mission qu’une femme a de plus précieux ». S’agissant de la musique, elle est optimiste. « La musique mauritanienne n’est pas difficile. C’est vrai qu’elle n’est pas encore comme nous le souhaitons, mais je pense que ça va venir dans l’avenir. Les gens bougent dans tous les cotés » souligne l’écolière de Nouakchott Music Action.
Ambitieuse, le rêve de la jeune musicienne est de sillonner le monde entier à travers sa musique sous les couleurs de son pays, La Mauritanie. Et aussi d’avoir un pied dans la  mode. « Je veux ouvrir plus tard une école de musique pour les jeunes. Avoir une entreprise pour justifier mes diplômes que j’obtiendrais et faire un peu de la mode » songe Marième NDiaw.
NCO
 














GABONEWS APAnews