Maroc : le roi règne, le roi gouverne


saharamedia
Mercredi 4 Août 2010



Maroc : le roi règne, le roi gouverne

Sa Majesté a réussi, en dix petites années, ce qui relevait de l’impossible : faire du Maroc un pays enraciné dans sa tradition ; mais surtout, un pays résolument tourné vers l’avenir. On disait de lui, à son intronisation en juillet 1999, qu’il était incapable de préserver l’héritage de son père ; qu’il était « trop jeune » pour exercer sa charge. Ou encore, qu’il n’était pas préparé pour marcher dans le sillon –pas le sillage, nuance, de son père, Hassane II.

 

Onze ans après, Mohamed VI semble avoir relevé le défi. D’abord, sur le plan politique et institutionnel. Le royaume du Maroc est régi par une constitution. Adoptée en 1996 par tous les partis politiques (Istiqlal et l’USFP), elle a permis au royaume chérifien d’être apaisé. Avec, à la clé, un gouvernement de consensus. S’y ajoutent les reformes entreprises par le roi. Jugées aux antipodes de la tradition alaouite, elles sont, entre autres, liées au respect des droits de l’homme, à la lutte contre la corruption etc… A l’image de son arrière grand –père, Moulay Hassan (1836 -1894) qui partait, sur son cheval, à la rencontre des populations de l’intérieur, le 23e héritier du trône se rend fréquemment à l’intérieur du pays. Motif se rapprocher, davantage, de ses sujets afin de mieux répondre à leurs préoccupations. Vient, ensuite, la modernisation du pays. En une décennie, le Maroc est passé du statut de « pays en voie de développement » au statut de « pays émergent ».

Des infrastructures modernes

Pour réussir la modernisation du pays, le roi s’est fait entourer d’éminences grises, dont la plupart a fait ses classes dans les prestigieuses universités européennes et américaines. Lancés, au lendemain de l’intronisation de Mohamed VI, les grands chantiers ont permis de désenclaver les régions. Mais aussi, d’accélérer la croissance économique, de créer des emplois et d’attirer les investisseurs étrangers. Le royaume tourne à plein régime. Avec la construction d’hôtels de luxe, de stations balnéaires, le tourisme est devenu l’une des principales locomotives de l’économie.

Pour conforter la dynamique enclenchée par le Port de Tanger, le roi Mohamed VI vient d’inaugurer, à Tétouan, la nouvelle plateforme industrielle intégrée. Coût de l’investissement : 100 millions d’euros. Les travaux de l’usine Renault –Tanger se poursuivent. Elle produira, à l’horizon 2012, 170.000 véhicules par an. S’y ajoute un autre chantier et non des moindres : la construction de la voie expresse, reliant Al –Hoceima à Taza. Avec un coût global de 250 millions d’euros, elle permettra de désenclaver le Rif. Sans compter le parc éolien de Tanger. D’une capacité de 240 MW, il permet au Royaume chérifien de s’imposer comme un leader dans le développement des énergies renouvelables.

Après quatre ans de travaux, l’autoroute Marrakech –Agadir a été inaugurée en juin dernier. Parallèlement, la construction du futur TGV se poursuit. Coût du projet : 2 milliards d’euros. La liste des infrastructures est loin d’être exhaustive. Enfin, sur le plan économique. Le Maroc table, cette année, sur une croissance de 2,8 %. Ce qui n’est pas rien. Surtout, dans le contexte actuel marqué, d’une part, par la crise financière internationale. Et, d’autre part, par la récession économique. S’agissant de la question du Sahara Occidental, Mohamed VI a été clair : « Le Maroc Continuera à défendre sa souveraineté, son unité nationale et son intégrité territoriale, avec la détermination de ne pas renoncer au moindre pouce de son Sahara », a-t-il indiqué. C’était à la faveur de la traditionnelle fête du trône, célébrée chaque année, avec faste. Bref, onze ans seulement après son intronisation, Mohamed VI a convaincu les sceptiques : non seulement, il a su régner sur son royaume ; mais il a su, aussi, le gouverner.

Oumar Babi

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