Mauritanie ; quel avenir pour le dialogue ?


saharamedia
Mercredi 1 Septembre 2010



Après un espoir suscité par tout une série de rencontres entre le président Mohamed Ould Abdel Aziz et différents leaders de l’opposition, les opportunités pour l’instauration d’un véritable dialogue inclusif en Mauritanie se sont subitement  plombées. La faute   à une nouvelle «  incompréhension ».

 

Un épisode dont l’effet immédiat, a été la montée en puissance  du ton polémique

 

Récurrent qui gouverne les rapports entre pouvoir et opposition en Mauritanie.

Les belles promesses initiales,  non encore confirmées, sont nées des développements de l’actualité  politique dans le pays au cours des mois de juillet et août.

Une période au cours de laquelle  le chef de l’état a reçu en audience par ordre chronologique  le président du Pacte National pour la Démocratie et  le Développement (PNDD-ADIL),  Yahya Ould Ahmed Waghef, le président  du nouveau parti Il Wiam et le président du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), Ahmed Ould Daddah, chef de file institutionnel de l’opposition démocratique.

Rencontres au cours desquelles on parla globalement des bonnes dispositions des uns et des autres par rapport au dialogue.

Le  malentendu  retardant la réalisation de ce souhait ardent  de tous les démocrates mauritanien    prend sa source dans la sortie médiatique  célébrant le premier anniversaire de la prestation de serment du président Mohamed Ould Abdel Aziz, dans la soirée du mercredi 4 au jeudi 5 août dernier.

Un show   cours duquel  le premier Magistrat du pays écarta toute idée de dialogue sur la base de l’accord de Dakar, devenu une pièce de musée à ranger dans les placards de l’histoire.

Tombée comme une réponse du berger à la bergère, la réponse de la Coordination de l’Opposition Démocratique  (COD), collectif d’une dizaine de partis, est la dénégation de toute forme  légalité, et encore moins de légitimité au président, élu sur la base de l’accord qu’il vous aux gémonies.

Ce tableau renvoie à une véritable reprise des «  hostilités » heureusement purement verbales,  entre les forces politiques.

Cependant, la nouvelle rencontre entre le président Mohamed Ould Abdel Aziz et le président de l’Alliance Populaire Progressiste (APP), Messaoud Ould Boulkheir, par ailleurs président de l’assemblée nationale, rentrée de son « exil » médical de Dakar, survenue la semaine dernière,  pourrait  à nouveau huiler la machine grippée d’un dialogue qui refuse de sortir des limbes.

Fissures au sein de la COD

Un bémol par rapport au nouvel optimisme,  réside aujourd’hui dans les dissensions au sein de la COD.

Suite à l’attaque d’un kamikaze contre la garnison de Néma, le collectif de l’opposition a étalé une triste  cacophonie.

Illustration, avec une déclaration du collectif  condamnant  l’acte terroriste certes,  mais qui relève au passage la politique « imprudente » et même « aventureuse » du pouvoir en place à  Nouakchott.

Un communiqué qui entraîne alors une réaction du RFD, se démarquant de la position de la COD et une belle politique polémique, non pas frontale, mais feutrée.

Du coup, on aimerait bien savoir comment les différents partis de la COD, incapables de s’entendre et se tirant même parfois dans les pattes, pourraient entamer un dialogue inclusif avec le pouvoir ?

De la réponse à cette lancinante question dépendront les couleurs de la rentrée politique qui s’annonce après les vacances du gouvernement.

 















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