Mauritanie : Contradictions dans le recensement des travailleurs non permanents mené par trois ministères


saharamedia
Mercredi 18 Janvier 2012



Le député UFP (opposition), Moustapha Ould Bedredine, a indiqué que le nombre des travailleurs non permanents, selon le ministère de la Fonction publique, est estimé à 9719 personnes, alors que le ministère des Finances donne le chiffre de 11.000 et la Primature celui de 8000 !

Le député de l’Union des forces de progrès, qui interpellait ainsi la ministre de la Fonction publique, lors d’une plénière tenue ce mercredi matin, à l’Assemblée nationale, a demandé à celle-ci de se prononcer sur ces trois chiffres contradictoires et de dire lequel est exact.

Il a ajouté que cette catégorie de travailleurs « souffre de la faiblesse des salaires mais aussi du retard pris dans leur versement », précisant que, malgré « les longues années passées dans leurs services, ils n’arrivent pas encore à entrer dans le cadre ».

Ould Bedredine a considéré que les travailleurs de Tasiast et de la MCM sont dans des situations de « quasi servitude », quand l’intermédiaire prélève 120.000 UM des 180.000 UM payés par ces entreprises pour ne laisser à l’employé que 60.000 ouguiyas, selon son propos.

Il a ajouté que le ministère « ne prend pas en compte » le rôle des syndicats se demandant quelle politique le département veut appliquer pour améliorer les conditions de vie et de travail de plus de 35.000 agents et fonctionnaires de l’Etat.

En réponse à toutes ces questions, la ministre de la Fonction publique, Maty Mint Hamady, a répondu que les salaires ont connu une augmentation notable et que des centaines de demandeurs d’emplois ont été recrutés, en plus « de l’adoption d’une loi rétablissant l’égalité entre homme et femme dans le droit à la retraite ».

Elle a ajouté avoir lancé un appel à 19 syndicats pour étudier la situation des travailleurs et que 17 organisations avaient répondu favorablement à cette invitation et que celles qui ont refusé exercent, ici, leur liberté de choix.

Elle a conclu en disant que les personnes d’appui ne peuvent plus être recrutés, mais qu’il y a un concours ouvert devant eux pour entrer à la Fonction publique, précisant que ce ne sont plus seulement les secteurs de l’enseignement et de la santé qui engagent mais aussi tous les départements ministériels.

 















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