Mauritanie/France : consolidation de la coopération sécuritaire


saharamedia
Mardi 27 Juillet 2010



Mauritanie/France : consolidation de la coopération sécuritaire

Le Ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, était lundi soir à Nouakchott, première étape d’une mini-tournée sous régional au cours de laquelle il se rend également à Bamako (Mali) et Niamey (Niger). Le chef de la diplomatie française a été reçu en audience au Palais ocre par le président Mohamed Ould Abdel Aziz. Occasion saisie pour annoncer la détermination de la France à renforcer sa coopération militaire avec la Mauritanie dans le cadre de la lutte antiterroriste. Kouchner a également mis un accent particulier sur la sécurité de ses compatriotes vivant en Mauritanie.

 

Ce voyage improvisé, fait suite aux derniers développements sécuritaires dans l’espace sahélo saharien, marqués par l’attaque franco mauritanienne du jeudi 22 juillet contre une base d’Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) en territoire malien. Et, l’exécution de l’otage Michel Germano, resté introuvable malgré le raid du commando nocturne.

La réaction de la nébuleuse terroriste est tombée pied au plancher, du tic au tic, sous la forme d’une menace d’Abdel Malek Droukdal, émir d’un groupuscule « spécialisé » dans l’enlèvement d’otages occidentaux, contre la France. Un discours dans lequel le nom de la Mauritanie n’apparaît pas, malgré le caractère « évident » de l’alliance entre les 2 pays.

Toutefois, le silence par rapport à ce qui devrait être la réaction face à la Mauritanie suite aux événements récents ne trompe personne.

Déjà victime de plusieurs coups fourrés au cours des dernières années (Lemgheity, El Ghalawiya, Tourine) ce pays restera plus que jamais une cible prioritaire, à l’image du maillon faible de toute chaîne.

Les autorités mauritaniennes, françaises et tous les observateurs sont parfaitement convaincus d’une telle évolution.

Ce qui explique parfaitement la poursuite et le renforcement de la coopération militaire entre les 2 pays, qui en ont posé les jalons depuis plusieurs mois, avec la présence de plus en plus visible d’éléments français formant les forces spéciales mauritaniennes exclusivement à la lutte antiterroriste.

Reste maintenant l’intégration de la dimension sous régionale de cette bataille contre un ennemi invisible et très mobile, qui exige une collaboration étroite avec des pays comme le Mali, l’Algérie et le Niger.

C’est à ce niveau qu’une implication renforcée de la France entraîne des divergences que les uns et les autres sont tenus de gérer et aplanir pour donner une chance de succès à une action en soi dé délicate.

Amadou Seck, pour Sahara Médias ;

 

 















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