Mauritanie : Hatem quitte la Majorité


saharamedia
Lundi 13 Juin 2011



Le parti « Hatem » que dirige le député Saleh Ould Hannena, a annoncé ce lundi qu’il quitte la majorité présidentielle soutenant le président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Dans une conférence de presse organisée ce matin à Nouakchott pour annoncer ce retrait, Saleh Ould Hannena a déclaré que, « sur la base d’une expérience de 3 ans passés dans la Majorité, et en fonction d’une évaluation objective de la situation actuelle du pays, le Bureau exécutif du parti Hatem a décidé, dans sa session ordinaire, de se retirer de la majorité et de rejoindre les rangs de l’opposition démocratique dont l’objectif est de mener la lutte pacifique pour la réalisation des aspirations du peuple dans les domaines du développement, de la justice sociale et l’alternance sur le pouvoir ».

Il a ajouté que l’avenir du pays « est sombre », indiquant que ce qu’il a qualifié de « grandes promesses, comme la lutte contre la gabegie, le renouvellement de la classe politique, la réforme des secteurs de l’éducation et de la justice ainsi que la défense des intérêts des pauvres, sont devenus des slogans creux et des procédés bien huilés pour régler des comptes à des adversaires politiques et faire peur à des soutiens du pouvoir et les rendre dociles », selon son propos.

Ould Hanena a ajouté que tout cela se fait suivant « une gestion personnelle du pouvoir sans précédent dans l’histoire de la Mauritanie, à tel point que le secteur public a été vidé de son contenu et les ressources humaines sans mission précise à mener ».

Le président du parti Hatem a cependant déclaré que sa formation reste ouverte à tout appel au dialogue mais qu’elle est consciente qu’il ne s’agit, en l’état actuel, que « d’une manœuvre visant à faire gagner du temps au pouvoir et à diviser les rangs de l’opposition ».

Concernant l’entrée de Hatem dans la Coordination de l’Opposition démocratique (COD), Ould Hannena a indiqué que son parti « est prêt à cela » et que l’initiative peut venir de cette structure elle-même ou être prise son parti. 

 















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