Mauritanie : L’unité nationale à l’épreuve de la problématique des langues


saharamedia
Jeudi 13 Mai 2010



 

Plusieurs hommes politiques, des intellectuels et des acteurs de la société civile ont pris part, mercredi 12 mai, à un débat de réflexion autour du thème de « l’unité nationale à l’épreuve de la problématique des langues ». Organisé par le réseau mauritanien pour l’éveil et la démocratie, le débat était animé par Wane Mohamed dit Doudou, enseignant chercheur à l’université de Nouakchott.

 

Après avoir évoqué l’historique de la politique linguistique en s’interrogeant sur plusieurs aspects, le conférencier dira que la politique linguistique de la Mauritanie avait été tracée par les colonisateurs. Il a affirmé que la Mauritanie est un pays passerelle où une politique paradoxale des langues a prévalu. «  Nous devons nous en enorgueillir du fond culturel qui devrait être le ciment de notre communauté de destin. Dans le cadre d’une intégration, l’équité, la tolérance devraient prévaloir dans le cadre d’une diversité culturelle. Le droit à la différence culturelle devrait être reconnu », a préconisé Wane. Auparavant au nom du REMEDE, Aly Sy, a indiqué que ce réseau vise à travers cette activité, comme toutes celles qui l’ont précédées depuis sa création, il y a deux ans, à « aider à la mise en place d’un programme durable de paix et de développement, à son élaboration et à son exécution pour placer le pays dans une perspective tournée vers le travail, le respect, la discipline et la justice ». Le REMEDE se définit, précise Sy, comme étant un réseau qui « par une politique de partenariat et une approche participative, aborde les divers aspects de la vie politique et sociale du pays ». Le président du PLEJ, Ba Mamadou Alassane s’est indigné de la persistance, 50 ans, après de la problématique des langues et de l’absence d’un dialogue national du système éducatif. Ainsi de l’indépendance à nos jours, la Mauritanie aura ainsi connu cinq réformes du système éducatif qui sont, tout à la fois des actes de politique linguistique mais aussi, des actes de prises de mesures pour la planification linguistique de ses politiques. Le représentant de l’UDP, Mohamed Ould Cheikh a prôné l’instauration du bilinguisme, dans le cadre d’une solidarité nationale avec une ouverture et le développement des langues nationales. C’est, dit-il, la seule solution actuelle pour la Mauritanie. Selon l’ancien ministre de l’environnement et du développement durable, le consensus est nécessaire dans le cadre de la paix et de la tolérance. Quant au représentant du parti Sawab, il a tenu à vouloir démystifier » l’étiquette collée à son parti « d’être un regroupement de racistes ». … « Nous n’avons pas, dit-il, une vision exclusiviste des communautés. Nous restons ouverts à toutes les communautés nationales ».

 















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