Mauritanie : Le président de l’UPR juge le système présidentiel le mieux à même de préserver la démocratie en Mauritanie


saharamedia
Lundi 14 Novembre 2011



Mauritanie : Le président de l’UPR juge le système présidentiel le mieux à même de préserver la démocratie en Mauritanie

Dans une interview exclusive accordée à Sahara média, le président du parti au pouvoir en Mauritanie, l’Union pour la République (UPR), Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine, a affirmé que le système présidentiel est « le mieux approprié pour le pays pour préserver les acquis démocratiques et les mettre à l’abri des conflits de compétences», selon son expression.

Ould Mohamed Lemine a également défendu la position de son parti au cours du dialogue politique qui a réuni, il y a quelques semaines, la majorité présidentielle et quatre partis d’opposition.

Le président de l’UPR a révélé que son parti a défendu la position voulant que le ministère de l’Intérieur préserve une bonne partie des missions d’organisation des élections, tout en veillant à ce que celles-ci soient libres et transparentes.

 

Il a indiqué qu’une telle position, tendant à profiter des compétences de l’administration dans la gestion du processus électoral, a été acceptée, à travers la création d’une direction générale au sein du ministère de l’Intérieur, renfermant tous les services liés à l’organisation des scrutins en Mauritanie, y compris la préparation du fichier électoral, la collecte et l’analyse des données.

Ould Mohamed Lemine a aussi indiqué que le maintien de la tutelle du ministère de l’Intérieur sur le processus électoral est dû à la diversité et à la complexité de sa préparation mais aussi à la nécessité de veiller au respect des principes qui sous-tendent  une telle opération.

Il a ajouté : « nous avons convenu que le ministère de l’Intérieur est la seule structure capable de mener une telle mission, du point de vue logistique, en coordination, bien sûr, avec la Commission électorale nationale indépendante (CENI), jouissant de larges prérogatives aux différents niveaux du processus ».

Répondant à la question de savoir si la nouvelle exigence posée pour occuper le poste de chef de file de l’opposition, à savoir être un élu du peuple (député, sénateur ou maire) n’est pas expressément orientée vers Ahmed Ould Daddah, le président du parti au pouvoir déclare que non et affirme qu’une telle mesure va donner plus de crédit à l’institution et que c’est la procédure adoptée dans tous les pays qui ont un tel système.

Il a refusé cependant de dévoiler qui a proposé un tel réaménagement, se contentant de dire que quand on entre dans un dialogue, « les résultats qui en ressortent engagent tout le monde ».

Sur la question relative au renouvellement de la classe politique, allusion on ne peut plus claire au programme du nouveau parti des jeunes, Ould Mohamed Lemine indique qu’une telle option « ne se décrète pas mais vient d’elle-même comme une loi de la nature », précisant que son parti accorde une grande importance à cela.

Le président de l’UPR a aussi évoqué la position de son parti par rapport à des évolutions sur le plan international, tels les relations avec le Sénégal, l’avenir de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), la question du Sahara occidentale et la mort de Kadhafi.















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