Mauritanie : Plusieurs sit-in devant la Primature aujourd’hui


saharamedia
Mercredi 30 Mars 2011



L’espace sis à l’Immeuble du Gouvernement a connu, en cette matinée du mercredi, plusieurs mouvements de protestations aux revendications diverses mais ayant en commun l’interpellation du pouvoir pour qu’il intervienne dans ce qu’ile considèrent comme un préjudice subi.

A l’avant-garde de ces mouvements de protestation généralisée, les professeurs vacataires dans des établissements d’enseignement supérieur, l’Institut supérieur d’études et de recherches islamiques ou autres, qui réclament leur intégration définitive. Ils seraient plus de 300, selon leur porte-parole, El Hacen Ould Maalainine, et certains sont dans cette situation depuis plus de 13 ans.

Ces professeurs « atteints par la limite d’âge empêchant leur intégration dans la Fonction publique », se disent victimes de l’âge reculé auquel l’on va à l’école en Mauritanie, précisant que le recours aux textes actuels régissant la fonction publique, en matière de recrutement, ne fera que compliquer la situation par l’augmentation du nombre de chômeurs dans le pays.

 

Non loin de la tente dressée par les professeurs vacataires, se trouve un groupe d’inspecteurs de l’Environnement qui se plaignent de ce qu’ils qualifient de mauvais traitement et demandent l’amélioration de leurs conditions de travail, par leur engagement comme des permanents.

Un peu plus loin, les travailleurs du projet de lutte contre le Sida sont venus réclamer deux choses, pas plus : le retour de la Secrétaire nationale exécutive qui a été limogée, et le payement d’une année et demie de salaires à 50 cadres.

Et, du fait que l’occupation de l’espace public est devenue une chose tout à fait ordinaire chez les Nouakchottois, des familles venant de la moughataa d’El Mina ont alors décidé d’élire domicile, ne serait-ce que provisoirement, devant la Primature en attendant que soit réglé le problème de 50 parcelles à El Mina.

La présence de la « Jeunesse du 25 février » sur le même lieu avait une revendication autre : la démission du gouvernement. Les centaines de sympathisants de cette mouvance recommandait à tout nouveau gouvernement de prendre en compte la plateforme revendicative dont les grandes lignes étaient inscrites dans les slogans qu’ils mettaient bien en exergue.

 

 















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