Mauritanie : la colère à son paroxysme dans les villes du pays après la libération d’O. M’Khaitir


Nouakchott - Saharamédias
Samedi 11 Novembre 2017



Mauritanie : la colère à son paroxysme dans les villes du pays après la libération d’O. M’Khaitir
Des dizaines de manifestations ont sillonné les rues des villes mauritaniennes, lors de la journée du vendredi que les activistes ont appelé le vendredi de la colère, pour protester contre la libération de l’auteur des écrits blasphématoires.

Des dizaines de manifestants, venus des différentes mosquées de la capitale, se sont dirigés vers le palais présidentiel dans les environs duquel se trouvaient des centaines des forces de l’ordre, la police, la garde et la gendarmerie, en plus des agents du groupement de la sécurité routière.

Les forces de l’ordre ont recouru exagérément à l’utilisation des bombes lacrymogènes et les bombes assourdissantes, particulièrement dans les environs de la mosquée saoudienne et le carrefour Madrid.

Les manifestants, une fois repoussés, ne tardaient pas à récidiver, une manœuvre qui aura duré quelques heures.

Mauritanie : la colère à son paroxysme dans les villes du pays après la libération d’O. M’Khaitir
Près du palais

Le mouvement de foule le plus proche du palais a été au niveau du marché du mobile, « NOUKTA SAKHINA », et la police a demandé aux manifestants, sortis de la mosquée saoudienne, de rebrousser chemin, ce qu’ils ont refusé, dénonçant dans leurs propos la décision du tribunal.

L’un d’entre eux a déclaré à Sahara Media « nous rejetons la décision du tribunal car il a refusé la présence des oulémas et permis celle des ambassadeurs occidentaux ».

Des propos immédiatement suivis d’une avalanche de bombes assourdissantes, suivies de bombes lacrymogènes et une poursuite jusque à l’intérieur de la mosquée.

Certaines personnes ont été molestées et brimées par les forces de l’ordre, des journalistes ont été arrêtés en plus du président d’un parti politique.

Mauritanie : la colère à son paroxysme dans les villes du pays après la libération d’O. M’Khaitir
Chaude alerte
                                              
 Alors que le jeu du chat et de la souris se poursuivait près de la mosquée saoudienne entre force de l’ordre et les manifestants, un autre front était ouvert, au carrefour Madrid par des manifestants venus des mosquées d’Arafat et Toujounine.

Sur place il y avait un contingent de la garde nationale appuyé par des éléments du groupement de la sécurité routière qui ont lancé des bombes lacrymogènes sur les manifestants et en ont molesté certains en faisant usage de matraques.

Des affrontements qui ont duré quelques heures, pendant lesquelles les manifestants, pour reprendre leur souffle, recouraient à des pratiques artisanales pour faire face aux effets des bombes lacrymogènes en se barbouillant les visages avec de la vaseline.

Des pneus ont été incendiés sur les voies et les manifestants ont organisé un convoi motorisé dans l’enceinte de l’ancien aéroport obligeant les forces de l’ordre à boucler cette zone.

Selon les activistes du mouvement ANOUSRA les affrontements ont été violents sur la route de l’espoir entre Toujounine et le carrefour Madrid.

Scénario identique au carrefour O. Mah, près du stade du Ksar, mais les forces de l’ordre ont réussi à  empêcher les manifestants du Ksar de rejoindre ceux de la capitale et de l’ancien aéroport.

Mauritanie : la colère à son paroxysme dans les villes du pays après la libération d’O. M’Khaitir
Colère à l’intérieur du pays

Alors que la colère était à son paroxysme et les accrochages de plus en plus violents à Nouakchott jusqu’à la tombée de la nuit, dans certaines  villes de l’intérieur le spectacle était le même.

A Boutilimitt les manifestants ont brûlés des pneus sur la route de l’espoir qui divise la ville en deux et scandaient des slogans hostiles au verdict du tribunal consacrant la libération de l’auteur des écrits blasphématoires.

Les villes de Kiffa et Aioun ont également suivi le gigantesque mouvement de protestation.

A Nouadhibou les forces de l’ordre déployées en grand nombre dans la ville ont du également faire usage de force excessive pour venir à bout des manifestants sortis dans les rues pour rejeter la décision judiciaire.
 
 














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