Mauritanie : polémique au parlement autour de l'état civil


saharamedia
Dimanche 12 Juin 2011



Le député UPR, Sidi Mohamed Ould Maham, a déclaré que les « rebelles » arrêtés en Libye avec des papiers mauritaniens peuvent ne pas être des compatriotes, arguant qu’ils ont peut-être obtenus ces documents par d’autres moyens.

Il a ajouté que de tels faits « doivent inciter à mieux maîtriser l’état-civil pour mettre fin aux pratiques dangereuses qui portent préjudices à la notoriété de la Mauritanie ».

Ould Maham, qui s’exprimait ce dimanche lors de l’interpellation du ministre de l’Intérieur

Par la députée UFP, Kadiata Malick Dallo, sur la question de l’enrôlement des populations en cours, a ajouté que l’Etat se doit de mettre en place un état-civil fiable, « surtout que la Mauritanie partage ses frontières avec quatre pays avec lesquels elle partage composition démographique et ethnique commune et qui sont également des points de passage pour l’immigration clandestine, le trafic de drogue et le terrorisme ».

De son côté, le député Ghassem Ould Bellali, qui vient de rallier le parti « Al Wiam » (opposition) a déclaré que tout le monde est pour un état-civil fiable, mais que toujours on lie cette question aux problèmes qui existent dans le sud et l’est du pays, ajoutant que le nord de la Mauritanie connaît la même situation avec les résultats dramatiques du conflit du Sahara. Il a, à cet effet, parlé de la déportation de bon nombre des habitants des localités du nord (Fdérick, Zouerate, Atar, Nouadhibou), dans les années 70 du siècle dernier, et que ces habitants continuent encore à souffrir le martyre sous prétexte qu’ils son pro Sahraouis.

Quant au député UFP, Moustapha Ould Bedredine, il a déclaré que les chefs de bureau de l’état-civil n’ont pas reçu leurs salaires depuis deux mois et que cela ne favorise pas le travail qu’ils effectuent. Il a aussi demandé au ministre de l’Intérieur de réactiver la loi portant statut de la police nationale, ajoutant que les policiers lui posent très souvent ce problème et ne comprennent pas pourquoi le gouvernement ne se presse pas de la mettre en œuvre.















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