Menace d’exécution de Germano : la France sous pression


saharamedia
Mardi 13 Juillet 2010



Le mouvement terroriste Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) a publié un communiqué authentifié contenant une menace d’exécution de l’otage français  Michel germano, enlevé au Niger fin avril dernier, dans un délai de 15 jours, faute de satisfaction de ses revendications. Un fait intervenu dimanche dernier, qui met sous pression  les autorités françaises et même certains de leurs alliés dans la sous région sahélo saharienne, estiment les observateurs. Parmi les revendications de la nébuleuse terroristes pour laisser la vie sauve au ressortissant français,  figure notamment la libération de détenus islamistes incarcérés en Mauritanie. Des éléments « importants » dans la hiérarchie de la mouvance islamiste adepte de la violence. Une  exigence dont le rejet équivaudrait à « un arrêt de mort » de la France prononcé contre son ressortissant. La  situation ainsi décrite  se complique singulièrement avec l’identification du groupuscule retenant en otage le français. Une frange  dont l’émir, Ahmed  Abou Abdel Kerim « est connu pour sa cruauté et son manque de sang froid ». L’exécution l’année dernière du touriste britannique Edwin Deer  est une parfaite illustration de cette triste réalité. D’où une vive angoisse du président Nicolas Sarkozy, déclare lundi que « la vie de Michel Germano est menacée ». Quelques heures avant la phase du chef de l’état français,  un porte parole du ministère des affaires étrangères déclarait « la France fait tout ici et sur le terrain  pour sauver la vie de son ressortissant » un vieil âgé de 78 ans.

 

Nouakchott sollicitée ?

Allié de la France dans la sous région, le gouvernement mauritanien devrait être logiquement sollicité pour aider au règlement de cette épineuse question. Une orientation supposant la remise en liberté de certains prisonniers islamistes détenus à Nouakchott. Un nouveau  « marchandage » à l’horizon ? Idée totalement exclue par les autorités de Nouakchott qui ont plusieurs fois déclaré qu’il est  hors de question de libérer des terroristes islamistes en contre partie du relâchement d’otages aux mains d’Al Qaida. La vive condamnation d’un acte du même  genre effectué par Bamako en février dernier vient donner d’avantage de consistance à cette position de principe du gouvernement mauritanien. D’où la perspective d’un exercice douloureux. Toutefois, Paris étant décidée à sauver la vie de Germano, le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, se retrouve sur la corde raide par ricochet. Dans une posture  difficilement  tenable à la longue, avec les inévitables pressions de l’ami Sarkozy.Surtout au moment ou le mauritanien entreprend un voyage en France, sur invitation de son allié,  pour assister aux festivités marquant la célébration de la fête du 14 juillet, en présence également de 14 autres leaders africains. L’amitié a forcément un prix, surtout que Nouakchott semble avoir mis l’éponge sur le geste « inélégant » de Bamako de Février dernier.

Amadou Seck, pour Sahara Médias.

 















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