Mise en garde des travailleurs de Kinross Tasiaset à leur employeur


Nouakchott - Saharamédias
Lundi 16 Mai 2016



Mise en garde des travailleurs de Kinross Tasiaset à leur employeur

Les travailleurs de la société canadienne Kinross Tasiaset ont mis en garde leur direction de ne pas tenter d’imposer sa décision, qui serait, selon celle-ci, une instruction de la société mère intercontinentale à Toronto.

Cette mise en garde est contenue dans un communiqué publié ce lundi par les délégués du personnel, en réponse à celui adressé vendredi par la société à ses employés.

Les délégués du personnel ont demandé à leur employeur d’entreprendre des mesures destinés à préserver la paix sociale au sein de la société, tout en renouvelant leur disponibilité à contribuer à tout effort à même de leur garantir leurs droits et leurs intérêts mais aussi ceux de l’employeur dans le cadre de négociations libres et transparentes.

Ils ajoutent par ailleurs que la convention collective de la société conclue en 2012 ne pouvait être remise en cause car à durée déterminée.

Selon la lettre adressée au personnel, la société n’envisageait pas prolonger l’accord quelques mois avant son arrivée à terme c’est-à-dire en décembre dernier.

Une situation que rejettent les délégués du personnel qui accusent leur employeur de tenter d’usurper leurs droits et de les empêcher de présenter leurs revendications à la négociation.

Les délégués du personnel ajoutent que la société, après avoir décidé de ne pas renouveler la convention, leur en a présenté le projet d’une nouvelle convention destinée à mettre en cause certains avantages considérés désormais comme droits acquis, donc inaliénables.

Les délégués rejettent les tentatives unilatérales de leur employeur d’imposer son propre agenda, en ignorant les doléances des travailleurs, ce qui constitue une entorse évidente aux droits des travailleurs et une menace à la paix sociale au sein de la société.

Les délégués du personnel ont enfin dénoncé la campagne de menaces et de pressions entreprises par certains milieux, afin d’empêcher les travailleurs d’aller en grève dès le 24 mai courant.

 

 















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