Mohamed Kojak, premier dirigeant islamiste tué par l’armée malienne


Sahara Médias - Nouakchott
Dimanche 13 Janvier 2013



Bahanga et Iyad Ag Ghali, les deux chefs avec lesquels Kojak a travaillé
Bahanga et Iyad Ag Ghali, les deux chefs avec lesquels Kojak a travaillé
Malgré sa lourde défaite à Kona, qui serait encore le théâtre d’affrontements entre les groupes islamistes armés et l’armée malienne, cette dernière a réussi à se venger d’Ançar Edine en tuant l’un des dirigeants de la rébellion et l’un des enfants fils de l’armée, provoquant la tristesse et le regret du mouvement pour la perte de l’un de ses chefs de guerre les plus en vue, grand connaisseur des conflits maliens et parvenant, à chaque fois, changer son statut.
Les combats de Kona qui se sont déroulés jeudi dernier, entre le mouvement Ançar Edine et l’armée malienne, a provoqué la mort de Mohamed Kojak, l’un des nouveaux chefs du mouvement, qui a succombé à des blessures lors des combats avec l’armée malienne et avant que l’organisation ne parvienne à assurer sa poigne sur la ville.  Des sources au sein même du commandement d’Ançar Edine avai confirmé à Sahara médias la blessure de ce chef de guerre, dans les combats de Kona, jeudi dernier, et la mort de quatre autres combattants dans les mêmes accrochages.
Mohamed Kojak avait quitté l’armée malienne pour rejoindre le leader du Mouvement pour la libération de l’Azawad, Ibrahim Ag, Bahanga devenant ainsi son bras droit pour préparer une nouvelle rébellion et après avoir introduit de grandes quantités d’armes en provenance de la Libye. Mais un accident de voiture, non élucidé, en août 2011, sur une route du nord Mali, va coûter la vie à Bahanga considéré comme le plus célèbre des rebelles touaregs et les regards se sont tournés aussitôt vers Mohamed Kojak pour qu’il devient le nouveau chef du MNLA qui a cherché à rassembler les Touaregs avant d’entrer en rébellion. Kojak a mené ces réunions qui ont fini par échouer et pour que naisse enfin le Mouvement national pour la libération de l’Azawad, à l’origine du déclenchement, le 17 janvier 2012, de la nouvelle rébellion dans le nord avec l’attaque de la ville de Ménaka et une cuisante défaite subie par l’armée malienne.
Les mois se sont écoulés et un nouveau mouvement touareg, Ançar Edine, d’obédience islamiste, a commencé à ravir la vedette au MNLA avant que Mohamed Kojak ne décide de se retirer de ce dernier mouvement pour rejoindre celui d’Iyad Ag Ghali, qui est devenu, avec le temps, l’un des principaux acteurs des rapports de force en Azawad.














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