Mohamed Ould Maouloud : C'est soit le dialogue, soit alors le départ du pouvoir


saharamedia
Samedi 24 Avril 2010



Mohamed Ould Maouloud : C'est soit le dialogue, soit alors le départ du pouvoir

Le Président du parti de l’Union des Forces Populaires, Mohamed Ould Maouloud, a mis en garde le Président Mohamed Ould Abdel Aziz contre sa persistance dans son refus au dialogue avec l’opposition tel que le consacrent les accords de Dakar entre les partenaires politiques. Ould Maouloud devait, face à des militants de son parti venus à un meeting organisé à Toujounine, ajouter que Ould Abdel Aziz n’a que deux choix : ou le dialogue avec l’opposition ou alors le départ du pouvoir.

Et le Président de l’UFP de dire que le dernier meeting de la coordination de l’opposition a fait, sur le pouvoir, l’effet d’une bombe au point que depuis lors il n’a pas été en mesure de réagir avant de préciser sur un ton de dérision que le Président du parti de l’Union pour la République a déclaré que l’opposition incitait aux coups d’Etats laissant, ainsi, sous entendre que le régime en place n’est pas crédible du fait de son incapacité à diriger le pays. Ould Maouloud devait faire remarquer que la gabegie est toujours de mise car le gouvernement ne la combat que par la gabegie avant d’ajouter que le Peuple et la Constitution seront à la base du changement auquel aspire l’opposition exhortant, par là même, les populations à soutenir cette opposition en vue de la sortie d’une crise créée par le pouvoir. Il devait, en outre, dire que le gouvernement prépare la rencontre de Bruxelles avec les donateurs alors que les principaux bailleurs de fonds et donateurs redoutent l’impasse dans laquelle se trouve le pays soulignant que les investisseurs étant de nature frileux et que la situation du pays étant instable, les probabilités de l’échec de la rencontre de Bruxelles sont très fortes. Mohamed Ould Maouloud devait, par ailleurs, prendre à partie le président de la Mauritanie et lui faire porter la responsabilité de la remise en cause de la stabilité du pays et des financements dont 5 milliards durant la période de Sidi précisant qu’il a tout remis en cause plaçant ainsi le pays dans une situation de crise de confiance aux yeux des bailleurs de fonds et partenaires économiques qui ne veulent plus venir. En conclusion, le Président de l’UFP devait dire qu’un Etat qui est incapable de ficeler un dossier lui permettant de bénéficier d’une aide est tout aussi incapable de ficeler un dossier éligible à la rencontre de Bruxelles.















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