Monsieur le Ministre (de l’environnement), après la pluie c’est le beau temps !


saharamedia
Mardi 14 Septembre 2010



            Monsieur le Ministre (de l’environnement), après la pluie c’est  le beau temps !

On dit, chez nous, que la pluie est comme les sauterelles, elle répare ce qu’elle a gâté. Heureusement cette année, il a beaucoup plu et cela réveille en nous, Organisations Nationales non Gouvernementales impliquées au développement, le rêve d’une bonne cohabitation avec un département auquel nous sommes naturellement liées.

Nous avons apprécié à sa juste valeur l’heureuse initiative qui a consisté en la mise en place d’une ceinture verte autour de la capitale .Au début nous espérons d’une véritable grande muraille afin d’arrêter la poussée inexorable de cordons dunaires et restaurer la végétation en détresse.

 

Nous saisissons le contexte : arrivée d’un nouveau locataire, saison de pluie relativement favorable et orientations politiques dynamiques et transparentes pour avancer des réserves et faire des suggestions de nature à dégager les embûches semées au cours de ces dernières années par des Ministres aux compétences et aux initiatives fort limitées, qui ont géré le Département  du haut de leur fauteuil comme une affaire privée ou familiale sans prendre une réelle conscience de la vitalité de la mission qui consiste à sauvegarder et restaurer un milieu en déclin et catastrophique ,au gré d’une dégradation climatique qui panique le monde entier.

 

Pour la plupart d’entre eux, l’environnement est une mode, un discours d’ouverture d’un séminaire ou d’une action ponctuelle et après se joue le spectacle irritant de la malversation et de la gabegie.

Il faudra que cela soit clair, les directives du Président de la République et celles du Premier Ministre, issues d’un objectif patent doivent être désormais traduites dans la réalité au risque de pénalités non moins graves que celles qui frappent la mauvais gestion et c’en est une ! Au lieu de sombrer dans la torpeur d’une administration pire que le vent et les sauterelles.

Au plan des réalisations le Ministère  se doit, parmi d’innombrables actions que nous ne pouvons énumérer ici, de sauvegarder les écosystèmes, de reboiser, protéger le littoral, de restaurer les digues et lits des oueds, de protéger  les acquis et surtout de revivifier la loi environnementale mort-née aux fins de pénaliser la coupe abusive, la chasse illicite le déchiquetage des sols et la pollution de toute sorte, y compris et surtout marine et industrielle, et une gestion plus préventive et plus judicieuse des eaux de ruissellement tout compte fait importantes dans des zones qui en manquent tant et ce à travers tout le pays.

D’ailleurs le Ministère parle constamment à l’occasion des discours destinés à la consommation médiatique de l’implication des ONG nationales de développement et on ne la voit jamais.

La circulation verticale demeure absente puisque, jusqu’ici, le département ignore en ce sens  les objectifs pour lesquels  il a été institué. On prétend qu’il y a nécessité de partager des préoccupations, en réalité celles des ONG sont superbement ignorées.

A ce niveau, nous révélons que nous avions fait parvenir au Ministère des communications relatives à des problèmes  environnementaux étroitement liés au programme du changement climatique et au spectre des activités transversales comme la dégradation faite par certaines sociétés dont nous pouvons ressortir les dossiers mais elles demeurent sans réponse jusqu’à présent et que nous relançons à l’occasion de l’intervention du Ministre de l’environnement le 04-09-2010.   Malgré les aléas administratifs, les incohérences techniques, nous restons optimistes et demeurons convaincus que les nouvelles équipes sont décidées à rompre avec l’immobilisme du passé au profit d’un sursaut qui mette en avant la conjugaison des efforts de tous pour rejoindre les rangs de ceux qui ont dépassé le stade des tergiversations pour instaurer une  cohabitation positive.















GABONEWS APAnews