Moustapha Niasse sur la recevabilité de la candidature de Wade : "Si un Imam se trompe sur le nombre de Rakka, il faut le rappeler à l'ordre"


saharamedia
Lundi 30 Août 2010



Moustapha Niasse sur la recevabilité de la candidature de Wade : "Si un Imam se trompe sur le nombre de Rakka, il faut le rappeler à l'ordre"

La controverse sur la recevabilité de la candidature de Wade en 2012 s'est invitée à la conférence religieuse organisée, samedi, par les femmes progressistes de Keur Madiabel. Prenant part à la manifestation, le leader de l'Alliance des forces de progrès, empruntant la métaphore d'un Imam qui se serait trompé sur le nombre de ‘Rakka’ lors d'une prière, a invité les autres fidèles à ne pas cautionner ce manquement. En attendant de se prononcer prochainement sur le débat sur la recevabilité de la candidature de Wade en 2012, le chef de file des progressistes à donné des indications sur sa position. Venu présider une conférence religieuse des femmes de son parti, à Keur Madiabel, l'ancien Premier ministre n'a pu s'empêcher de casser du sucre sur le dos de Wade. ‘Si, au cours d'une prière, l'Imam se trompe sur le nombre de Rakka, les autres fidèles ont le droit de le rappeler à l'ordre’, a précisé, sur un ton ironique, Moustapha Niass. Une manière si feutrée de contester la candidature du porte-étendard des libéraux.

Revenant sur les circonstances de son soutien à Wade, en 2000, le Secrétaire général de l'Afp a tenu à faire certaines clarifications non moins importantes. ‘C'est pas moi qui a élu Wade en 2000, j'étais arrivé en troisième position au soir du 1er tour. S'il ne dépendait que de moi, je serais premier. Pour ce qui s'est passé entre les deux tours, c'est la volonté divine, exaucée par les électeurs qui est intervenue’. Clôturant cette épisode, il a enjoint ces compatriotes à s'opposer à toute forme de despotisme, en notant que le pouvoir politique ne serait pas d'essence divine.

L'enfant de Keur Madiabel est également revenu sur la construction du tronçon Kaolack- Keur Madiabel. Sur ce, il indiquera : ‘J'avais émis le souhait avec l'autorisation de l'Etat de trouver un financement à cette route dont le chantier tardait à démarrer. A la suite du passage à Kaolack de Caterpillar en partance pour la Gambie, on a dû informer Wade que j'allais concrétiser ce vœu. Et pris de panique en haut lieu, on s'est dépêché de commencer les travaux en utilisant les fonds destinés au tronçon Passy - Sokone’, a-t-il révélé. Non sans préciser que la construction de ladite route n'a jamais été financée par l'Etat du Sénégal comme on le fait penser, mais plutôt par la Banque africaine de développement.

Aussi, Niasse a-t-il décroché des flèches empoisonnées en direction du ministre de la Femme, Ndèye Khady Diop, à propos notamment des moulins qu'elle distribue dans la zone. S'adressant à son auditoire, Moustapha Niass lance : ‘Si on vous donne les moulins, entre autres matériels ou infrastructures, prenez-les, car c'est pour vous, c'est votre argent. Tout vient du budget du Sénégal, l'argent du contribuable sénégalais’. Et de s'interroger, ‘avait-elle [Ndèye Khady Diop, Ndlr] des moulins à distribuer lorsqu'elle n'était pas ministre ?’

Refusant de parler directement à la presse, il donne rendez-vous à celle-ci le 5 septembre prochain pour son point de presse annuel, du Leylatoul Khadri.

Signalons qu'outre l’épouse de Moustapha Niasse, d'éminentes personnalités du bureau politique de l'Afp ont pris part à cette conférence religieuse, initiée par les femmes progressistes de Keur Madiabel et axée sur les bienfaits du Ramadan et de l'Islam et la politique. Présente lors de la conférence, la porte-parole Hélène Tine a dénoncé la mesure gouvernementale d'interdire la mendicité à travers les artères de la capitale sénégalaise.

Auteur: Walf

 















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