Ne touchons pas à l’unité et à la stabilité du pays !


saharamedia
Dimanche 2 Octobre 2011



Ne touchons pas à l’unité et à la stabilité du pays !

L’acquisition de la nationalité, tout comme l’ensemble des fondements de l’état civil, sont un droit et leur offre en temps opportun est le devoir des autorités publiques. Et c’est le moins qu’on puisse attendre d’une administration responsable et civilisée.

Cependant, il est anormal et antipatriotique de l’exiger par le chantage et la violence aveugle, en brûlant, saccageant les biens publics et ceux chèrement acquis appartenant aux citoyens paisibles qui n’ont rien à voir avec les procédures en question.

D’ailleurs, ces agissements accablants et sauvages sont bien souvent interprétés comme comportements d’étrangers loin de nos comportements habituels bâtis sur des doléances et des exigences citoyennes.

 Les dernières manifestations enclenchées à Kaédi, Maghama puis à Nouakchott, soldées par des pertes humaines regrettables et des blessures pénibles et des pertes de biens pourraient aboutir, si elles ne sont pas contenues par une prise de conscience aigue et une sensibilisation accrue, à une fuite en avant fâcheuse et dont les conséquences sont imprévisibles.

Plus, celui qui provoque de telles catastrophes aux dimensions démesurées peut être jugé étranger ou défendant l’indéfendable et c’est pour ces raisons que l’établissement solvable d’un état-civil complexe, ayant subi d’énormes anomalies, demande la participation de tous les citoyens et leur contribution sereine pour mettre en place un état-civil qui garantisse à tous les droits inaliénables et ce en dehors d’une vision politique sectaire.

Dans ce but, les autorités devraient, à notre avis, procéder à la sensibilisation et l’information sûres et engager une procédure égalitaire, maîtrisée par des équipes chevronnées et équitables. Refuser de telles procédures judicieuses relève de l’irresponsabilité et vouloir les outrepasser constitue un acte condamnable.

Nous savons pertinemment que toutes les nations du monde civilisé entretiennent un cadastre humain précis qui détermine droits et devoirs. Vouloir faire fi de cela relève du crime et de l’antinationalisme .La nationalité est un droit naturel pas un luxe.

Défendre d’en faire un tremplin politique est une acrobatie dangereuse à proscrire et c’est dans l’intérêt de tous les citoyens de maintenir la paix et la quiétude sociale. Partout dans le monde il existe des tentatives des altérations et dans notre pays les cas sont nombreux et nous croyons que personne ne voudrait défendre l’illicite. Personne ne devrait toucher à notre nationalité et nous ne devons obliger personne à acquérir une nationalité qui ne lui appartient pas quelles qu’en soient les raisons. Il est de notre devoir et notre droit de l’acquérir. L’Etat a le devoir de l’offrir.

Mais dans le contexte décrit, les procédures et les vérifications parfois complexes ne doivent pas être interprétées comme refus catégorique. Et c’est là où réside le nœud du problème : incompréhension vite effacée grâce à la participation du corps vif de toutes les composantes nationales si la volonté y est mise et si la sensibilité outrée est écartée. Dans cette opération il n’y a pas de vainqueur et pas de vaincu.

Pour accompagner ce processus mal débuté il va falloir impliquer des hommes de bonne volonté et surtout la société civile expérimentée dans le domaine de la sensibilisation et le côtoiement des communautés surtout les moins alphabétisées et les plus ignorantes des choses de la citoyenneté, des droits et devoirs fondamentaux du citoyen. En réalité, tous les pays que nous connaissons conservent un état-civil réglementaire précis et citoyen et cela ne supprime pas le principe de libre circulation des biens et des personnes et les opportunités de toutes sortes y afférentes.

Les citoyens, surtout au niveau des villages et des régions les plus enclavés, pour éviter les équivoques, devraient être sensibilisés sur les détails de l’opération et son processus puisque, jusqu’ici, seule l’administration a été sensibilisée et formée. Il en découle une incompréhension d’une méthodologie qui a semblé, à certains, complexe et aléatoire. Or tous les citoyens sont égaux devant ce questionnaire qui détermine la nationalité.

C’est ce qui se passe dans tous les pays du monde, les pays voisins en exemple. Notre pays ne fait pas exception. Si la citoyenneté et la nationalité ont un prix c’est bien celui là qui plus est un gage de stabilité et de maturité éthique et politique.

                                                        

Source ONG AFE /Conseil des ONG Nationale d’appui

au Développement Economique et Social

                                                                               BOUMOUZOUNA

 

 

 

 















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