Nigéria : d’anciens combattants annoncent avoir perdu la confiance témoignée au président Bouhari


Nouakchott - Saharamédias
Lundi 2 Janvier 2017



Nigéria : d’anciens combattants annoncent avoir perdu la confiance témoignée au président Bouhari
D’anciens combattants nigérians ont déclaré dimanche qu’ils perdaient confiance relativement aux engagements pris par le président Bouhari à propos de l’arrêt des attaques contre les installations pétrolières du Delta qui constitue un objectif essentiel des efforts entrepris afin de parvenir à une solution pacifique définitive.

Pour la première fois le mouvement de libération du Delta du Niger a ouvertement critiqué le chef de l’état nigérian qui « expose au danger la paix fragile dans la région à travers des déclarations publiques à propos de l’agitation sociale qui s’y déroule et la remise en cause des accords antérieurs ».

Ce mouvement avait soutenu le président Bouhari en 2015 et encouragé les mouvements armés à l’origine des dernières attaques à reprendre les négociations de paix avec le gouvernement.

Les attaques menées contre les installations pétrolières du Nigéria et la baisse des prix du pétrole sur les marchés ont entraîné la récession de la plus grande économie africaine pour la première fois depuis 25 ans, sachant que les exportations pétrolières constituent les deux tiers des ressources du pays.

Les groupes armés, à l’origine des attaques reprises en 2016, revendiquent une plus grande part des ressources énergétiques pour les régions du sud.

Les attaques ont perdu d’intensité depuis que le président Bouhari a engagé des négociations avec des responsables locaux, malgré des opérations de temps à autre.

Le mouvement de libération du Delta était le plus important groupe armé jusqu’à la conclusion d’un accord en vertu duquel ses combattants avaient obtenu une amnistie en 2009.

Dans un communiqué publié dimanche, ce mouvement annonce avoir demandé l’adoption d’une motion de censure contre le gouvernement de Bouhari.

Il a invité le chef de l’état nigérian à demander aux agences gouvernementales d’entamer immédiatement un dialogue dans la région du Delta, mais n’a pas révélé ce que sera son action si les autorités ne changeaient pas le processus engagé pour parvenir à la paix.

La présidence nigériane s’est abstenue de commenter la déclaration du mouvement de libération du Delta du Niger.

Seulement, dans son adresse à l’occasion du nouvel an, le président Mohamed Bouhari a dit qu’il œuvrera pour une solution pacifique dans la zone pétrolière.
 














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