Notre pays connaît une crise dont le contrôle peut nous échapper… Il peut s’en sortir.. L’élite doit se mobiliser pour éclairer ..


saharamedia
Mercredi 14 Mars 2012



Première partie

Introduction

Nous avons conçu et proposé pour les Pays à Ressources Insuffisantes ,dont le nôtre,un système de démocratie inclusive qui consiste ,schématiquement parlant ,à mobiliser toutes les forces politiques pour réaliser les programmes et politiques agréés par les populations à travers les urnes après une élection présidentielle démocratique. C’était en 2008.

Nous ne nous attarderons pas, ici, sur ce modèle  ;le document le décrivant et le justifiant reste disponible dans les archives des sites mauritaniens ,cridem,entre autres, et a été enregistré audio visuellement par des chaînes de télévision TVM, ALARABIA… .

Un commencement d’application de ce système a vu le jour ,chez nous,mais fut partiel et parcellaire .Le système a été dénaturé dans sa mise en œuvre .Rendu hybride ,il n’était :ni démocratie classique ,certes inadaptée à nos pays mais normale , ni démocratie inclusive, telle que nous l’avions conçue .La formule appliquée a donc cumulé les inconvénients sans avoir les avantages :Majorité frustrée et jalouse ;la partie de l’Opposition exclue :radicalisée et plus hostile encore au pouvoir et au segment de l’opposition cooptée.

Paradoxalement la crise, ainsi déclenchée après l’application de cette démocratie hybride ou semi- inclusive ,n’aura été désamorcée que par l’ adoption d’une formule relevant du principe de la démocratie totalement inclusive, mais occasionnelle,j’allais dire journalière,qui a permis une accalmie , une sorte de sortie de crise par des élections présidentielles en 2009et l’acceptation de son corollaire, le dialogue inclusif inscrit dans les Accords de Dakar.

Mais dès la proclamation des résultats électoraux le système inclusif fut abandonné et le pays revint à la case départ. L’accalmie n’aura dura duré que le laps d’une campagne, moins d’un mois. Retour,donc, à la case de départ .La défiance reprit le dessus .

Le nouveau pouvoir savoure sa victoire après avoir été contesté de manière quasi-universelle. Crise de légitimité !

L’opposition lui dénie toute légitimité et crie à la fraude, une fraude quantitative et qualitative de type nouveau :technologique .

En face : «  ils comprennent rien .On a le pouvoir des urnes après l’avoir arraché par le fusil. On s’en fout. !! »

De là ,impossibilité de dialogue ,c'est-à-dire l’impasse politique .Venant d’une crise ,cette impasse signifiait, pour notre pays, rechute avant même qu’il n’eût fait sa convalescence .Le choix de la crise permanente ,fut, alors, pris consciemment ou inconsciemment .

Depuis lors, on anime la crise au lieu de co-gérer le pays ,comme dans la phase électorale , ou de dialoguer,comme à Dakar, pour arriver à un consensus ou un compromis Et la Mauritanie s’enfonça davantage dans la crise .

C’est la raison pour laquelle nous lançâmes au pouvoir et à l’opposition , le 29 avril 2010, un appel au dialogue inclusif par médias interposés.

Voilà 666 jours. Il reste archivé sur de nombreux sites électroniques et affiché à ce jour sur le site : pointschauds.info

 

Cet fut le premier appel de son genre, en ce sens qu’il s’adressait aux deux protagonistes et se mettait à égale distance de tous.

Un dialogue vient d’avoir lieu entre le Pouvoirs et « Certains  partis de l’opposition ».Au lieu d’inclure tout le monde ,il inclut certains. Au lieu de mettre un terme à la crise politique, il l’exacerbe .De la défiance entre partenaires de la démocratie on est passé à l’aversion entre protagonistes .C’est l’Histoire qui se répète !!

J’observe le silence depuis 666 jours ,tout en observant les choses tourner en rond -dead circle- et le pays se débattre dans une crise sans précédent .Pourtant, «  j’ai mal à ma patrie,j’ai mal à ma Ville, j’ai mal aux miens ,j’ai mal.. »Et vous,n’avez pas mal à tous ces endroits ?

Aujourd’hui,l’heure n’est plus au silence pour les patriotes .L’heure des vérités bonnes ou pas bonnes à dire a sonné ,au parler vrai.

Instruits par le silence et les années d’illusions et des mois d’attente ,il me faut amorcer le retour à la réalité .Descendre sur la scène politique !

Pour voir ce qui va se passer,il suffit de voir ce qui se passe.

Cette crise tient à la conjoncture politique autant qu’économique .Le pays se trouve étranglé sur le plan économique et financier, paralysée sur le plan institutionnel,menacée par sécheresse et famine et embourbée dans une guerre spéciale qui n’a pas de nom Ou plusieurs.. ???

La flambée des prix des produits pétroliers et des denrées de première nécessité vient ponctionner les revenus déjà faibles ou inexistants dans un pays agro- pastoral qui n’a pas produit, durant cette année sans pluie, de céréales et dont le cheptel est menacé par une sécheresse sans précédent et par les conflits sur les frontières. Je ne ferai pas l’inventaire,ici, des malheurs de la Mauritanie. Elle est devenue une grande salle d’attente dans laquelle s’entassent les problèmes, les revendications à côté reformes indispensables.

La crise est ,donc,à son zénith .Les problèmes ont atteint l’apogée .La colère pousse à la violence. Tant d’appels aux secours et à la rectification des erreurs et d’ injustices,de cris de protestations et de révoltes ,d’ injures,de manifestation dans les villes et de marches inter villes ,de suicides protestataires, inconnus jusqu’ici dans notre société, font le quotidien de la Mauritanie nouvelle et devant sa nouvelle présidence !

Pire, la Mauritanie, en perte de lien social, se retrouve prise par une sorte de rhumatisme affectif dans toutes ses articulations ,tous ses rouages sociaux ;elle est menacée d’éclatement tellement les fissures deviennent béantes .

Rappelez vous ! Votre Gouvernement , par des déclarations aussi infantiles qu’inutiles, a incendié par deux fois l’Université en provoquant des événements raciaux qui ont failli venir à bout de l’unité nationale ,n’eût été notre intervention par nos appels aux étudiants et les diverses initiatives des citoyens et cafres responsables. Bref. Par notre rôle de pompiers !! .Votre Gouvernement continue encore à passer le plus clair de son temps à tisser des pièges dans lesquels il va s’enferrer et à vouloir désamorcer, désespérément ,les conflits qu’il a provoqués. L’ISERI !!!??? L’enrôlement !!??

Malgré son incompétence ,il a fait la chasse aux compétences dans le pays en remplaçant les bons cadres par « du jamais vu et des jamais su  ». Dans ces conditions la visibilité est on ne peut plus bonne pour qui voudrait lire !

On continue pourtant à ignorer les faits. Mais si les faits sont stupides, il est encore plus stupide de les ignorer !

Au contraire, le Gouvernement continue à chanter d’une seule voix que tout va bien,il n y a pas de problèmes et les mauritaniens pourraient jouer prochainement aux élections sans savoir qu’il y a le feu à la maison –tente- -case ! L’humilité est pourtant nécessaire par les temps qui courent et rien ne peut être caché aux citoyens ,hormis la face arrière de la lune  !

Le Gouvernement fait des boutiques la pierre angulaire de sa politique économique et sociale . On ne fait pas la politique avec les boutiques !! .D’ailleurs, vos boutiques profitent plus aux fournisseurs qui reçoivent des commandes en milliards –chiffre d’affaires sur un plateau d’or ou de cuivre -qu’aux clients qui ne peuvent acheter après labeur et attentes que des quantités dérisoires. Mieux vos boutiques font une concurrence déloyale aux boutiquiers normaux. .Les commerçants sont aussi une classe nombreuse et moyennement pauvre.

Si par les boutiques et les contingentements on pouvait résoudre les problèmes, l’URSS et des pays de l’Est, mieux outillés que nous n’auraient pas fait faillite.

D’autres politiques ,de vraies politiques s’imposent ,au lieu des mesures non étudiées et non contrôlées et qui feraient multiplier plutôt le grands et petits scandales au lieu d’endiguer la famine.

Aux boutiquiers les boutiques. Aux politiques la Politique !Mais chez nous les rôles semblent s’inverser !

 

Le Gouvernement confond promesses (quand elles ne sont pas oubliées)et Politiques .La politique suppose une conception élaborée et une application dynamique qui portent sur des objectifs généraux , pour arriver à des résultats globaux et concrets .Elle doit répondre à l’intérêt général, pas à un réflexe de technicien ou à un calcul politicien .Les mesures ponctuelles et circonstancielles, ,catégorielles,annoncées,programmées ou improvisées, constituent un catalogue de cadeaux pompeusement baptisé « programme du président » .

Pris en tenaille entre le discours de campagne et les exigences de la finance ,on croit gérer ainsi un pays .Non !

Et si la situation changeait du tout au tout ,qui va gouverner le pays ?

.Le printemps arabe ,les guerre sur les frontières Est du pays, et la sécheresse sont des exemples intérieurs et extérieurs de ces coups de théâtre,des catastrophes et inflexions que personne n’a pu imaginer lors des campagnes électorales et qui ne figurent dans aucun programme. L’avenir a plus d’imagination que nous et la politique, c’est l’art de prévoir ,de prévenir ,de s’adapter et de savoir prendre à temps les bonnes décisions ,dans les moments difficiles,en concertation avec, aussi bien ,ses compatriotes partisans que ses adversaires en s’appuyant sur les compétences .

Tout le monde aujourd’hui est unanime pour dire que derrière la réalisation des promesses non oubliées, financées par tous les contribuables mauritaniens, se cachent des intérêts particuliers : commerciaux, locaux ,politiques, personnels familiaux et que la passion pour l’argent public a perverti l’action publique !

Ce Gouvernement fait de lutte contre la gabegie et la corruption son cheval de bataille. Soit ! Mais il semble ignorer que la doctrine de bonne gouvernance telle que définie pas le Système des Nations Unies et des Organisatrices qui veillent sur la transparence et la saine gestion publique ont hiérarchisé le phénomène de corruption en lui ont attribuant trois couleurs par ordre de dangerosité  : Noire, Grise et Blanche .La corruption noire est celle des Décideurs et politiques(chef d’état, ministres parlementaires) qui manipulent les lois et la constitution ,non pour l’intérêt évident de la Nation mais pour des intérêts particuliers et personnels. La corruption de couleur grise consiste,quant à elle, à s’appuyer dans les partis politiques ou l’administration sur des fonctionnaires qui se déplacent entre la représentation et le travail pour des Intérêts privés nationaux ou étrangers ou les leurs et le secteur public. A vous d’en faire l’inventaire . !!

La dernière,c’est la Blanche :Bakchich dessous de table, commissions

A l’occasion de l’ une de ces messes qui s’organisent et dont le thème était la bonne gouvernance, nous avions soumis 62 propositions pour lutter contre la corruption que nous vous avons fait parvenir directement et obliquement par médias interposés. Sans suite comme toujours ,sans réponse !

Il n’en demeure pas moins qu’aucune loi anti –corruption, comme dans la plupart des pays, ne fut élaborée ni adoptée ,à notre connaissance, par votre Gouvernement

Comment ne pas adopter cette loi anti -corruption et se contenter de mettre Le Chérif Al ARBI , diplômé de la prestigieuse Ecole Française Centrale dans l’équivalent en France de la Prison DE LA SANTE,la Prison Dar NAIM . Il est certainement le seul centralien, au monde, à vivre en prison.. La place des compétence serait –elle la prison ?Le gâchis des ressources humaines ne serait–t-il pas une autre forme de la gabegie ?

Votre Gouvernement fait de la discrimination une découverte !Tantôt elle est négative ,une sorte d’apartheid tribale, régionale et raciale , tantôt elle est »positive » .La discrimination est toujours honteuse et pitoyable quel qu’en soit le signe .La discrimination, fût- elle « positive », et au profit des plus pauvres, n’est pas un principe démocratique ni républicain et constitue un supplice moral tant pour ceux qui la subissent que pour ceux qui en sont soi disant bénéficiaires. Nous sommes un peuple d’honneur, ,quoique pensent ceux qui sont, éblouis par la matière ou les miettes.

 

Les remèdes ne sont pas non plus les rassemblement et meeting dans lesquels ,pour charger la caméra, on applaudit les phrases les plus creuses ,on connaît les choses à dire,et les mots à éviter pour recueillir l’approbation de ceux qui détiennent les cordons de la bourse ,en lançant les injures dans toutes les directions. Les injures ont toujours été l’arme des mauvaises causes et sont, dans notre société, l’apanage des vulgaires et incultes.

Un dialogue boiteux peut -il faire marcher la Mauritanie sur ses deux pieds ?

Notre pays connaît une crise dont le contrôle peut nous échapper. C’est une évidence .Il peut s’en sortir, j’y crois .Mais le salut nécessite les efforts de tous .C’est une troisième vérité .

Pourquoi sommes -nous incapables de regarder les choses comme elles sont et non pas comme nous voulons les voir ?C’est l’élite qui doit éclairer le peuple et, aujourd’hui, l’Etat, et les entraîner par le regard novateur en apportant une vision critique et prospective .

Pourtant pour surmonter la crise et sortir du tunnel, il suffit de s’appuyer sur deux choses :

1-l’évidence des faits , la réalité.

2-le consensus général de ceux qui ont à cœur l’intérêt de la Mauritanie ,relayé et formalisé par les élites.

Ce sont là les deux moteurs de notre salut.

Nous espérions que le dialogue national, annoncé par Mr le Président , allait mettre en marche ces deux moteurs pour faire repartir la Mauritanie sur ses deux pieds .

Malheureusement ,par son déroulement ,ce dialogue national inclusif qui a exclu la COD et le leader de l’opposition,nous a surpris . Par ses résultats ,il nous a déçu .

L’esprit de ce dialogue « avec certains partis de l’opposition » est malsain bien que certains résultats constituent une avancée sur certains aspects .Mais certains de ses résultats se contentent de ne rien vouloir dire .Certains font sourire .Certains réussissent le prodige d’aller à l’encontre des intérêts les plus évidents de ceux pour qui ils battent la charge.

Pouvons nous parler d’un dialogue national quand il y a exclusion ,sélection et verrouillage ?

Ce dialogue est hybride .L’Histoire se répète ! J’ai déjà dit qu’on tourne en rond !

Au lieu créer un climat apaisé et de mettre un terme à la crise ,il l’exacerbe .De la défiance entre partenaires de la démocratie, on passe à l’aversion entre protagonistes.

Ce dialogue ressemble plutôt à une négociation d’un marché de gré à gré et au mieux à un contrat fait sur la base d’une short list.

Il pose plus de problèmes qu’il n’en résout.

Le Dialogue avec l’opposition doit se faire dans le respect de celle-ci et de la démocratie. Pour quoi, pour le mener, on a besoin de procéder par amputation ,par ablation ,par chirurgie, par division dans le corps de l’opposition .Ne fallait –il pas respecter la démocratie en respectant l’intégrité physique et morale de l’opposition ?

Un Président démocrate doit respecter l’opposition .Pour ce faire ,j’ai une recette :se mettre à la place de celle-ci .Est-ce qu’il tolérerait qu’un pan de son pouvoir, à l’exclusion d’un autre, puisse mener un dialogue national aboutissant à un changement constitutionnel avec l’opposition.

Il doit toujours se dire ?Je suis le Président aujourd’hui, mais l’opposition :ce sont mes frères qui me complètent aujourd’hui et qui prendront ma relève demain. Dans une démocratie ,on passe de l’opposition au pouvoir à l’exercice du pouvoir et du pouvoir à l’opposition ,sauf pour ceux qui n’ont fait dans leur vie que le « concours de circonstance. »

Le dialogue national ne doit-il pas avoir comme objectif ultime d’arriver à un consens? Comment arriver à un consensus quelconque si d’avance il n’est mené que par une parie seulement de l’élite et des représentants du peuple ?

Ce dialogue a-t-il marché sur deux pieds ou sur un pied ? Ou bien, par ce dialogue veut- on décréter pour la Mauritanie une nouvelle façon de marcher sans ses deux jambes en entier ?

Ce dialogue est un faux pas.

Devant le monde, son originalité ne grandit pas notre pays. Nous avons besoin d’être exemplaire et non un cas !

La Mauritanie qui a su négocier avec la France,sous la Khaima , et obtenir son indépendance par le dialogue ; la Mauritanie, qui, par la même voie, a révisé les accords avec l’ancienne métropole ;la Mauritanie qui a su reconquérir le Tiris El Gharbia par le dialogue avec de grandes Puissances de l’époque ;cette Mauritanie là ne mérite-t-elle pas plus ?? .

La Mauritanie qui , il y a 40 ans , par la voie ,aussi, du dialogue entre le pouvoir de l’époque, représenté par Ahmed Ould DADDAH et Bâ Mamadou Alassane ,d’une part,et son opposition clandestine représenté par Mohamed Ould MOLOUD et BEDREDDINE (tous aujourd’hui du même côté -et tous non inclus dans ce dialogue-,) ,d’autre part,a pu nationaliser à 100% la Miferma ,pour en faire la Société Nationale industrielle et Minière qui rapporte aujourd’hui à l’Etat ce qu’elle lui rapporte produit de la vente du fer à côté des 3% de l’or de Taziazet + je ne sais quel pourcentage de la vente de je sais quoi de la mine de MCM d’Akjoujt , a su créer sa monnaie nationale, l’Ouguiya et sa Banque Centrale,la BCM ;.cette Mauritanie ne mérite pas ce genre dialogue borne et boiteux pour lequel on veut mobiliser toute la nation et qui rapporte si peu de choses.

La Mauritanie qui a tant rayonné par son dialogue pacifique et par l’intelligence de ses fils n’est pas née de la dernière année sans pluie, 2011 .Elle a une Histoire et une Histoire avec le DIALOGUE .Son dialogue à50 ANS d’âge ,un demi -siècle,dans la force de l’âge , doit être normalement mieux conçu ,mieux élaboré et plus porteur que ses dialogues quand elle naissait ou quand elle n’était que jeune adolescente.

Les philosophes ont dit qu’un Présent sans le Passé ne vaut rien .

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La Mauritanie n’est pas la Mauritanie de certains ,elle doit rester le pays de tous !!!.

 

Cessons de défaire la Mauritanie !!!

 

Refaisons ensemble la Patrie mauritanienne au lieu de la liquider !!!.Rahime ALLAHOU EL Moctar OULD DADDAH !!!

A SUIVRE

Mohamed Ould MOHAMED EL HACEN

Pr Université de Nouakchott

faardgs@hotmail.com

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