Nouadhibou : la flambée des prix pousse des citoyens à s’approvisionner au Maroc


saharamedia
Jeudi 12 Août 2010



Nouadhibou : la flambée des prix pousse des citoyens à s’approvisionner au Maroc

S’approvisionner au Maroc parce que le marché local à Nouadhibou est trop cher, voila ce qu’aurait fait Khadijetou  Mint  Sid’Ahmed qui, en compagnie de certains de ses voisins qui ont entrepris un voyage  à Dakhla (Maroc) pour se procurer les produits nécessaires pour le mois de Ramadan.

 

Dans une déclaration à Sahara média, la bonne dame indique que l’argent dépensé dans les achats, les frais de voyage et de séjours n’auraient pas été suffisant pour leur permettre d’acheter à Nouadhibou ce dont ils ont besoin durant le mois béni de Ramadan, à cause de la « spéculation vertigineuse à laquelle se livrent les commerçants au vu et au su des autorités », selon ses propos.

Un jour avant le début du Ramadan, les prix des denrées de premières nécessité, tels le riz, le lait, l’huile, le sucre et les légumes, ont connu une hausse spectaculaire. Mohamed Ould Abdallahi , habitant les quartiers nouvellement créés par le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme lance ainsi un appel pressant aux pouvoirs publics « pour agir rapidement et freiner ce genre de spéculations nuisibles pour le pauvre citoyen » et qui font que tous les prix ont connu une augmentation de 100%.

De leur côté, les autorités administratives de la Wilaya de Nouadhibou, ont déclaré avoir pris les mesures qui s’imposent pour contenir les prix dans des proportions acceptables. A ce sujet, le wali de Nouadhibou, Mohamed Vall Ould Ahmed Youra, a annoncé, mercredi, l’ouverture de 20 boutiques, dont 4 dans les communes rurales, vendant les produits à des prix réduits. A Nouadhibou, indique le Wali, 15 des 16 boutiques réparties dans les différents quartiers de la ville, vendent au détail alors que la 16ème, dépendant de la Sonimex, vend les produits en gros. Le wali de Dakhlet-Nouadhibou a ainsi indiqué que le kilogramme de riz de première qualité est vendu dans ces boutiques à 135 UM alors que ceux de sucre, de lait en poudre et d’huile coûtent respectivement 150 UM, 960 UM et 210 UM.

Enfin le Wali a souligné qu’une opération parallèle consistant en la vente de 20 tonnes de sucre à 225 UM le kilogramme est organisée dans la ville en collaboration avec la fédération de commerce.

 















GABONEWS APAnews