Organisations pour la défense des droits de l’homme au Sénégal : « le gouvernement ne peut pas nous empêcher de tenir des conférences de presse »


Dakar-Sahara Media
Vendredi 6 Octobre 2017



Au cours d’une conférence de presse tenue jeudi, le président de la section « Amnesty international » au Sénégal, Seydi Gassama a déclaré que le gouvernement sénégalais ne pouvait pas empêcher des organisations sénégalaises des droits de l’homme de tenir des conférences dans leurs sièges.

« La Mauritanie se doit de savoir que le Sénégal est un pays de droit et que les organisations des droits de l’homme ne s’expriment pas au nom du gouvernement » a encore dit Gassama.

Une dépêche publiée jeudi par l’agence sénégalaise de presse avait été à l’origine d’une polémique en Mauritanie, et entraîné une réaction de l’agence mauritanienne d’information, jugée virulente.

Les organisations sénégalaises des droits de l’homme avaient décidé d’annuler la conférence de presse consacrée à la situation des droits de l’homme en Mauritanie.

Le président de la section d’Amnesty international au Sénégal a cependant fait une déclaration à la presse, au cours duquel il a invité la Mauritanie à appliquer les lois qu’elle a approuvée.

« Si le gouvernement mauritanien ne souhaite pas qu’on évoque la question des droits de l’homme dans le pays, il se doit de régler ce problème » a encore dit Gassama.

Le président du mouvement abolitionniste non reconnu en Mauritanie, IRA, Biram O. Dah O. Abeid avait décidé de ne pas assister à la conférence de presse que devaient organiser les associations des droits de l’homme à Dakar et avait demandé son annulation.

« Une décision d’un homme responsable qui ne veut pas embarrasser le gouvernement sénégalais » a notamment déclaré le président de la section Amnesty international au Sénégal.
 
 














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