Ouagadougou : Des mouvements de l’Azawad cherchent à "harmoniser" leurs revendications avant les discussions d’Alger


Saharamedias+Afp
Mercredi 27 Août 2014


Des mouvements armés touaregs et arabes discuteront dans les jours qui viennent à Ouagadougou, avant de retrouver le 1er septembre à Alger le gouvernement malien pour des négociations de paix.


Ouagadougou : Des mouvements de l’Azawad cherchent à "harmoniser" leurs revendications avant les discussions d’Alger
« Nous voulons nous concerter pour harmoniser nos points de vue sur certaines questions avant la rencontre avec Bamako », a déclaré Mohamed Ag Assaleh, président de la Coalition du peuple pour l’Azawad (CPA) cité par l’AFP. Les discussions, qui devaient initialement commencer lundi, ont débuté mardi. « Nous sommes toujours en attente de certaines de certaines délégations qui sont pas encore toutes arrivées », a expliqué M. Assaleh. « Une grande partie de notre délégation est déjà à Ouagadougou mais nous en attendons d’autres », a indiqué un proche du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad), le principal mouvement armé du Nord du Mali. « Il n’y a aucun doute que beaucoup viendront car c’est une rencontre importante pour tout le monde », a ajouté cette source, basée au Burkina Faso, pour qui des participants sont attendus « du Mali, de l’Algérie, de la Mauritanie et même du Niger ». Des négociations de paix entre Bamako et les groupes armés, qui devaient se tenir le 17 août ont été reportées et vont reprendre le 1er septembre à Alger dans le cadre d’une feuille de route signée par les deux parties fin juillet. Depuis l’élection du président Ibrahim Boubacar Keïta en août 2013, les pourparlers piétinent et les groupes armés continuent à mener régulièrement des actions meurtrières dans le nord du Mali. L’offensive lancée en janvier 2012 par le MNLA contre l’armée dans le nord du Mali avait entraîné le pays dans une profonde crise politico-militaire de 18 mois. Cette crise a été marquée par la prise de contrôle du Nord par des groupes jihadistes alliés d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), délogés par une intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France et toujours en cours.














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