Ould Abdel Aziz : « L’investissement dans la jeunesse va limiter l’immigration clandestine


Saharamédias+AMI
Mercredi 2 Avril 2014


Le président mauritanien, Mohamed ould Abdel Aziz, président en exercice de l’Union africaine, a appelé à investir dans la jeunesse parce que, estime-t-il, cela va leur offrir de l’emploi et limiter leur propension à choisir l’immigration comme solution.


Ould Abdel Aziz : « L’investissement dans la jeunesse va limiter l’immigration clandestine
Le président mauritanien, qui s’exprimait à l’ouverture du sommet Europe- Afrique de Bruxelles ce mercredi, que « l’investissement dans les populations signifient, pour nous, en premier lieu, l’investissement dans la jeunesse dans les domaines de l’éducation, de la formation pour qu’ils puissent accéder à l’emploi ».
Il a ajouté que cet investissement est de nature à « tarir l’une des principales causes de l’immigration clandestine vers l’Europe ».  Ould Abdel Aziz a émis le vœu que ce quatrième sommet Euro-africain soit le prélude à une nouvelle ère de concertations et de coopération, insistant sur les aspects politique, sécuritaire, économique et commercial de cette relation.
Le sommet qui se tient sous le thème " Investir dans les personnes pour la prospérité et la paix" a connu la participation de plus de 90 Chefs d'Etat et de Gouvernement, en plus du secrétaire général de l'ONU et de la présidente de la Commission Africaine. Il constitue l'occasion pour valoriser la coopération entre les deux parties et définir les perspectives de leur partenariat à court et moyen terme, notamment dans le cadre de la stratégie commune Afrique-Union Européenne.
Le Président du Conseil Européen, M. Herman Van Rompuy a déclaré à l'ouverture du sommet que le thème retenu répond aux préoccupations quotidiennes des citoyens, à savoir la sécurité, l'emploi et l'avenir de ces citoyens.
Il a insisté sur l'importance des potentialités de l'Afrique et la disposition de l'Europe à coopérer avec elle de manière dynamique, efficace et matérialisant la cohabitation et le rapprochement entre les deux continent.
Il a ajouté que ce sommet renforcera davantage le partenariat entre les deux continents et contribuera à répondre aux aspirations des populations.
Pour sa part, le président de la Commission Européenne, M. José Manuel Barroso, a indiqué que le sommet Afrique-Union Européenne qui s'inscrit dans le cadre de la continuité de la Vision présentée dans le cadre de la stratégie commune Afrique-Union Européenne permettra d'approfondir un partenariat équilibré et d'exploiter davantage les opportunités de coopération.
Il est prévu que le sommet soit couronné par l'adoption d'une déclaration politique et d'un document définissant les modalités de coopération entre l'Afrique et l'Union Africaine au cours des trois prochaines années.
Par ailleurs, les participants au sommet examineront les modalités de financement du programme africain pour la période 2014-2020 pour lequel un budget initial d'un milliard d'euros a été consacré.
Ce programme est considéré comme une partie de l'outil de l'Union Européenne relatif au financement de la coopération en matière de développement. L'adoption du programme permettra de renforcer les moyens d'exécution de la stratégie retenue au cours du deuxième sommet Afrique-Union Européenne tenu à Lisbone en décembre 2007.
La stratégie en question, qui s'articule sur 4 principes, vise à ne pas se limiter uniquement à la coopération en matière de développement mais plutôt à ouvrir un dialogue entre les deux continents sur les questions d'intérêt commun comme l'emploi, l'échange d'expériences, l'association davantage de l'Afrique à tous les gages et les défis mondiaux tels que la migration, le changement climatique, la paix et la sécurité.
En plus de la stratégie commune, les relations entre l'Afrique et l'Union Européenne portent aussi sur un plan d'action (2011-2013) adopté au cours du dernier sommet tenu à Tripoli, en Libye, en 2010, plan qui a fixé les objectifs concrets de la coopération entre les deux parties.
Dans le cadre de ce plan, l'accent a été mis sur la nécessité d'appuyer la complémentarité économique et d'un engagement plus grand en faveur du secteur privé et de la coopération en matière des sciences et de la société de l'information dans le but de réaliser un développement global basé sur la connaissance et la compétitivité au niveau mondial.
Il est à noter que les précédentes rencontres de haut niveau entre les deux parties se sont déroulées au Caire (2000), à Lisbonne (2007) et à Tripoli (2010).
 
 
 














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