Ould Bahiya recuse tout lien entre le ministère de l’Education et le renvoi d’étudiants de l’Université


saharamedia
Mercredi 11 Juillet 2012



Le ministre d’Etat chargé de l’Education, Ahmed Ould Bahiya, a répondu, ce mercredi, à une batterie de questions posées par des députés de l’opposition ayant trait au renvoi des étudiants, la correction des concours par des non initiés, le refus du département de rencontrer les syndicats et de discuter avec eux ainsi que le non payement des indemnités de transport et de logement.

 

Dans ses réponses aux députés, le ministre considère que la correction des examens s’est déroulée « suivant les règles et loi établies et sous supervision de professeurs », présentant ce qu’il a dit être la liste de ces enseignants et les lieux où ils sont en fonction ». Pour lui, « il n’y a aucune enfreinte dans ce domaine ».

 

Concernant les indemnités de transport et de logement, le ministre d’Etat a indiqué que les établissements d’enseignement ont été réorganisés de telle sorte que ces avantages « ne sont perçus que par ceux qui y ont droit », précisant qu’ils répondent « à une réglementation équitable qui n’existait pas auparavant », selon son expression.

Ould Bahiya a récusé toute relation entre le ministère et la radiation d’un nombre d’étudiants des listes de l’université déclarant que cette mesure « émane plutôt de conseils de discipline indépendants et échappant à l’emprise du département ». Pour lui, ces étudiants « doivent revoir ce conseil et tenter de le convaincre ». Le ministre d’Etat a déclaré aussi, concernant les syndicats, que sa porte « est ouverte à tous ceux qui sont prêts à négocier de manière légale », ajoutant qu’il y a ceux qui « brouillent les cartes, vont en grève sans accomplir leur mission et demandent, par la suite, sans raison, des droits, oubliant que le salaire ne peut être perçu qu’à la fin du travail », selon son expression.

Commentant les déclarations du ministre, le député Yacoub Ould Moine a déclaré qu’il y a bien une enfreinte à la loi, du fait que le ministère « exerce une pression sur les étudiants pour qu’ils se plient à sa volonté politique ou acceptent d’être sous la menace d’une exclusion. »















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