Ould Bedredine: "Messaoud n'a pas pu pardonner à la COD d'avoir un avis contraire au sien sur le dialogue"


saharamedia
Dimanche 11 Décembre 2011



Pour le vice-président de l’Union des forces de progrès (UFP), le député Mohamed Moustapha Ould Bedredine, l’attaque frontale de Messaoud Ould Boulkheir contre la COD « est un fait étonnant et regrettable » laissant comprendre, selon cet élu, que le président de l’Alliance populaire progressiste (APP) « n’a pas pu pardonné à la COD d’avoir un avis différent du sien ».

Dans une interview accordée à Sahara média, Ould Bedrdine précise qu’en s’en prenant à l’opposition «le président Messaoud se trompe de cible », souhaitant qu’il « revienne sur ses propos et s’excuse, comme il lui est arrivé de le faire dans le passé ».

 

Et Ould Bedredine d’ajouter que celui qui veut vraiment savoir de quoi retourne ce gouvernement, il doit mener une enquête plus approfondie sur ce qui se passe dans les secteurs de la pêche, des mines et de l’état-civil où l’on peut « se rendre compte qu’il y a des conseillers et des directeurs qui « commandent » aux ministres !

 

Commentant le dernier défilé militaire à l’occasion de la fête de l’armée, Ould Bedrdine a indiqué que l’armée mauritanienne « ne va pas voler au secours d’un dictateur, quand son régime commence à chanceler », précisant que « la police politique et les milices n’ont pas pu sauver Ben Ali et Kadhafi ».

Pour le député Ufp, « la force aujourd’hui réside dans l’application des principes de la démocratie et de la liberté », précisant que cela ne signifie nullement que l’opposition « est contre le renforcement des capacités de l’armée », mais considère que « la priorité doit être donné à la nourriture des affamés, à la réforme de l’enseignement, à la santé et à l’habitat décent pour les citoyens ».

Commentant le projet de loi de finances pour l’année 2012, Ould Bedredine n’a pas hésité à dire qu’il s’agit d’un « budget fictif », indiquant que le « budget véritable est celui qu’exécute le gouvernement de l’ombre et qui demande au gouvernement apparent de le conceptualiser et de le présenter au Parlement sous forme de loi de Finances rectificative ».

En ce qui concerne la libéralisation de l’espace audio-visuel, Ould Bedredine a indiqué que le pouvoir « a continué à avoir la mainmise sur les médias officiels et vient d’en faire de même avec d’autres organes », ajoutant que « cette libéralisation a, elle aussi, raté son objectif, tout à fait comme Messaoud » !















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