Ould Maouloud : La Mauritanie est dans une véritable impasse et son administration se trouve dans une situation de mort clinique


saharamedia
Mercredi 15 Juin 2011



Le président de l’Union des forces de progrès (UFP), Mohamed Ould Maouloud, a déclaré que le pays se trouve « à la croisée des chemins et est dans une véritable impasse », ajoutant que l’administration mauritanienne se trouve dans une situation de « mort clinique », selon son expression.

Ould Maouloud, qui s’exprimait ce mercredi dans une conférence de presse organisée à Nouakchott, a indiqué que les problèmes qui se posent aujourd’hui « se traitent de manière improvisée et que le lotissement des gazra  n’est qu’une manière de se jouer des populations et qu’elle ne prendrait pas fin avant la tenue des prochaines élections ».

Il a ajouté que les prix des denrées de première nécessité ont connu une hausse vertigineuse, au moment où le pouvoir d’achat des citoyens connait une chute libre, et que les hommes d’affaires « sont continuellement terrorisés et soumis au chantage du pouvoir », selon son expression.

 

Pour le président de l’UFP, « chacun craint d’être jeté d’un jour à l’autre en prison, comme ce qui est arrivé à Moulay El Arbi », l’ancien directeur général de la Sonimex, « et le pays est dirigé par deux gouvernement, une équipe représentée par les ministres et l’administration, et un gouvernement de l’ombre, qui a les réels pouvoirs, et dont personne ne connait quelque chose, à part Mohamed Ould Abdel Aziz ».

En ce qui concerne l’état-civil, Ould Maouloud dira que la mission a été confiée à « des individus qui n’ont fait que la compliquer davantage, alors que les Mauritaniens avaient franchi, dans le passé, une étape importante en ayant des cartes d’identité non falsifiables. »

Le président de l’UFP a poursuivi en disant que ce qu’on appelait gabegie, dans les périodes passées, « était circonscrit au secteur informel, alors que maintenant, il concerne également tous les secteurs de la vie », selon ses propos.

Concernant le dialogue, Ould Maouloud a indiqué que l’opposition est prête au dialogue avec le pouvoir, « mais à condition qu’il soit sérieux et qu’elle dispose de garanties à travers une formule consensuelle entre tous les partenaires politiques », précisant que, en fonction des expériences passées, l’opposition n’a confiance «ni dans l’état-civil, ni la révision des listes électorales, et encore moins dans la prorogation de l’usage des cartes d’identité ».

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