Parlement : Le système des pensions consacre une nette ségrégation dont sont victimes les femmes en Mauritanie


saharamedia
Lundi 13 Décembre 2010



Parlement : Le système des pensions consacre une nette ségrégation dont sont victimes les femmes en Mauritanie

La députée Kadjata Malick Diallo de l’Union des forces de progrès (UFP) a demandé au gouvernement mauritanien de revoir le système des pensions établi en Mauritanie pour qu’il prenne en compte les préoccupations de toutes les couches sociales du pays.

La députée qui s’exprimait lors du passage du ministre de la Fonction publique devant le parlement, Ematy Mint Hamady, a indiqué qu’il faut réviser la loi en la matière pour que les femmes puissent jouir de leurs droits dans le domaine des pensions et retraites, considérant que les textes actuels consacrent une nette ségrégation dont elles sont victimes.

Dans la réponse à cette interpellation, la ministre de la Fonction publique et de la modernisation de l’Administration a indiqué que le gouvernement planche en moment

Sur la révision de la loi des pensions signée en 1991, et ce pour l’ensemble des fonctionnaires et agents de l’Etat, sur la base d’un recensement dont la première phase avait débuté en 2008 et, dans sa seconde étape, en 2010, précisant que le département est en train de vérifier ces listes en vue de leur donner une forme définitive susceptible d’être utilisée comme référence. La ministre a indiqué qu’une telle opération permettra de résoudre la plupart des problèmes posés au niveau des pensions et de l’assurance maladie, tout comme elle permettra au gouvernement de venir à bout de la plupart des questions liées à l’emploi. Mint Hamady a aussi déclaré ne pas être au courant d’une soi-disant volonté du gouvernement de prolonger la durée de l’âge de la retraite.

Dans un autre ordre d’idée, la ministre a révélé que les primes de risques réclamées par le personnel de la santé ont été prises en compte dans le budget 2011, précisant qu’elles leur seront payées dès le mois de janvier  prochain. Elle répondait ainsi à une question d’un député à propos de cette indemnité dont jouissent déjà les médecins spécialistes.

Une question orale posée par le député Mohamed Jemil Mansour au ministre de l’Enseignement secondaire et supérieur, Ahmedou Ould Bahiya, avait trait au nom recrutement par le ministère d’un groupe de docteurs disposant de spécialités scientifiques, ainsi qu’aux multiples disfonctionnements et insuffisances dont souffrent le secteur de l’éducation sur lesquels, d’ailleurs, nombre de députés ont intervenu.

Ould Bahiya répondra à toutes ces questions, non sans avoir énuméré au préalable, ce qu’il considère comme de grandes réalisations dans le domaine de l’enseignement.

Il indiquera que l’université «  a organisé un recrutement en 2009 et compte renouveler la même opération en cette fin d’année 2010 pour les diplômés », précisant qu’aucun recrutement transparent n’a eu lieu avant l’arrivée de l’actuel pouvoir. Il a rappelé que l’enseignement « dans toutes les universités du monde se fait suivant le système contractuel et qu’il faut passer par la fonction publique pour être recruté », ce qui se fait « en fonction des conditions et de l’expression d’un besoin réel ».















GABONEWS APAnews