Politique minière, élections 2011, don saoudien, hausse des prix au menu de la conférence de presse d’Ahmed Ould Daddah


saharamedia
Jeudi 25 Novembre 2010



Le président du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), Ahmed Ould Daddah, chef de file institutionnel de l’opposition, a vivement critiqué la politique minière du gouvernement, la montée vertigineuse des prix des denrées de base, la méthode utilisée pour le déguerpissement des quartiers précaires, et réclamé toute la lumière sur la destination d’un don saoudien de 50 millions de Dollars us, consenti à la Mauritanie fin 2007, jeudi au cours d’une conférence de presse.

Le leader du RFD a également abordé les échéances électorales de 2011 (législatives et municipales) réclamant notamment une gestion « consensuelle » du processus dans le cadre d’une démarche associant toutes les forces politiques du pays.

A propos de la politique minière, le président du RFD a parlé de l’exploitation des mines d’or de Tasiast  dans l’Inchiri, du cuivre et de la perspective de mise en chantier des  phosphates de Bophal, dans le Sud.

A titre d’illustration du « laxisme » du gouvernement dans le secteur minier, Ahmed Ould Daddah a rappelé que le contrat pour l’exploitation

de l’or de Tasiast a été signé à une période  ou l’once se vendait au prix de 400 Dollars us, alors que le prix de la même unité  est passé aujourd’hui a 1400 Dollars us,  soit une multiplication par 3,5.

Au même moment,  contrat d’exploitation « reste en l’état » et  n’a pas encore fait l’objet d’un quelconque avenant dans le sens des intérêts de l’état, a-t-il  déploré.

Le chef de file de l’opposition a également critiqué « la montée vertigineuse » des prix des denrées de base,  face à laquelle les populations sont totalement impuissantes, avec un état qui ne joue pas  son rôle minimale  de régulation, pourtant  incontournable même dans une économie libérale.

Sur la question du don saoudien, l’opposant historique qualifie de « mystérieuse » l’utilisation d’une enveloppe qui n’a jamais encore  été inscrite au budget de l’état.

A propos des déguerpissements dans les quartiers précaires, Ould Daddah a dénoncé les  méthodes « fortes » et « opaques » de l’administration  contre des populations démunies.

Dans la perspective des échéances électorales de 2011 (législatives et municipales), le leader du RFD a réclamé l’ouverture d’un dialogue pouvoir/ opposition, pour une gestion «consensuelle» du processus électoral, seul moyen de donner aux résultats de « la légitimité » et de les faire accepter par tous les acteurs.

Il a cité à titre d’exemple les pays de la sous région, qui connaissent des élections dont les résultats sont « acceptées, malgré quelques contestations parfois ».















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