Pour éviter le dialogue des " tourchanes ! "


saharamedia
Vendredi 28 Octobre 2011



Pour éviter le dialogue des  " tourchanes ! "

Les résultats du dialogue pouvoir-opposition ont été mitigés et jugés différemment par les partis qui ont participé au dialogue et ceux qui l'ont boycotté, qui  estiment que le dialogue  s'est achevé  sur un consensus, c'est-à-dire des réformes constitutionnelles, qui avait pour but  de mystifier l'opinion.
Les  partis politiques qui  l'ont boycotté, estiment que ce processus a abouti à de  maigres résultats  et que le document signé entre les deux parties  ne comporte pas les réformes  attendues de nature à  instaurer un système démocratique incontestable.

Les participants au dialogue préconisent, quant à eux, la nette séparation des pouvoirs, la  criminalisation des changements anticonstitutionnels, des coups d'état militaires en Mauritanie et le nomadisme politique des parlementaires.  Les partis qui ont participé estiment que les résultats auraient pu être plus radicaux pour limiter le despotisme du gouvernement et permettre une participation accrue au dialogue pouvoir -opposition.
Quant à nous ONG Nationales de développement, composante de la société civile, indépendante et apolitique par nature, avançons les arguments suivants dans ce contexte crucial.
Les microcosmes politiques, y compris le pouvoir, les partis de la majorité et l'opposition participante, ainsi que l'opposition radicale, devraient assouplir leur position pour trouver un terrain d'entente susceptible de permettre un dialogue serein. Chose difficile certes, mais pas impossible pourvu que les uns et les autres  aient l'intime conviction de faire aboutir un dialogue de nature à restaurer la confiance et permettre la reconstruction d'une arène politique qui souffre et du jeu de la chaise vide et de celui de la dragée haute.
On peut avancer que cette logique s'apparente à bien d'égards au verdict du cadi Seddoum.
Néanmoins des crises similaires ont été dépassés  dans beaucoup de contées, avec détermination et objectivité, sans que ceci ne n'atteste l'impuissance de l'opposition ou un alibi au pouvoir  pour exercer la dictature   
D'autre part le pouvoir, aussi bien que  l'opposition dans son ensemble semblent ignorer la société civile et la marginalisent systématiquement, Pourtant dans ce jeu politique elle aurait pu constituer   un support considérable, par sa présence quantitative et qualitative sur l'ensemble du pays  En effet son statut d'apolitique n'interdit pas l'arbitrage, le témoignage serein et la sensibilisation. Rôle qu'elle a joué notamment lors des élections de 2006, ou elle a participé à la vulgarisation des nobles principes liés à la citoyenneté, aux droits et devoirs des citoyens à, l'ancrage de la démocratie et des droits humains. Ce rôle, elle l'avait joué avec abnégation, objectivité, neutralité et en toute  indépendance.
En effet les ONG se sont professionnalisées et interviennent dans de nombreux domaines.  , Elles ont participé à l'éducation des hommes et des femmes qui ont vécu  des régimes d'exception des décennies durant.
Elles ont réalisé d'importants projets de développement durable dans de nombreux secteurs vérifiables au profit des populations vulnérables et même dans les zones les plus enclavées, pour permettre l'autosuffisance et l'émancipation.
Dans ces cas  l'apprentissage  de  la démocratie politique, et par ailleurs l'apaisement sociopolitique à travers le dialogue est bien le champ d'intervention de la société civile qui  peut participer au rapprochement des acteurs comme la population et les structures étatiques peu habituées au dialogue.

Source : Réseau Conseil des ONG Nationale d'appui au
Développement Economique et Social (CONADES)                    BOUMOUZOUNA            Chargé de Communication de la Société Civile

 















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