Pour un dialogue consensuel, non à l’instabilité politique


saharamedia
Lundi 28 Février 2011



Les manifestations des 25 courants dans l’espace dit les blocs prouvent deux choses : les jeunes manifestants ne sont pas porteurs d’idées politiques constructives et semblent influencés par des opinions qu’ils ne maitrisent pas. S’ils sont poussés par des composantes politiques ou mouvements derrière eux, ces idées ne sont pas mures.

Elles sont même primaires au vu des doléances et des slogans sans ancrage réel au présent et aux réalités du pays qui affronte la pauvreté et le terrorisme. Même si certaines doléances se justifient, les voies et moyens ne sont pas adéquats.

D’ailleurs la priorité de ces tranches d’âge, pour la plupart jeunes, sans expérience politique notoire, est aux études, à la qualification et non à l’action politique incontrôlée, pouvant aboutir au pire, sans une réelle maitrise de tels mouvements. On l’a vu, certains se sont attaqués aux passants, aux automobilistes paisibles pendant que d’autres ont commis des délits dont nous ne parlons pas par pudeur.

 

Il apparait à travers les slogans qu’ils veulent imiter aveuglement ce qui s’est passé ailleurs et notamment en Tunisie, en Egypte et ailleurs pendant que la situation qui, prévaut dans notre pays est bien différente. Ces peuples ont un niveau intellectuel très élevé, alors que ces jeunes manifestent de façon dérisoire sans but précis, maïs en tout cas contraire à leur avenir eux-mêmes.

De même, les intentions politiciennes qui agissent sur eux semblent marquées par l’opportunisme et le manque de clairvoyance. Nous pensons que l’intérêt de la jeunesse tout comme le citoyen ne réside pas dans ce genre de manifestations qui peut dégénérer à tout moment, ouvrant la voie à la pagaille et à l’intervention sécuritaire en droit de protéger les gens, les biens, la vie et la stabilité du pays. Notre démocratie qui est encore à ses débuts, pousse lentement dans un contexte socioéconomique délicat. Notre pays est encore jeune et notre composition ethnico régionale rend le contexte actuel encore plus fragile. Il nous semble donc que la priorité est encore au renforcement de la démocratie, de l’assise de la bonne gestion par la lutte contre la gabegie et tous les maux sociaux qui la favorisent, par l’édification des grandes infrastructures de base, l’éducation, en résumé l’ancrage du développement durable sans lequel aucune politique quelle qu’elle soit ne peut aboutir. Au moment des réalisations positives et concrètes sont en cours et ce n’est que le début d’un vaste programme qui continue. Encore qu’à ce niveau la formulation de suggestions et de propositions sont les bienvenues.

Naturellement les fruits de la croissance doivent être partagés, d’abord au profit des populations toutes confondues et surtout aux plus déshéritées, les plus vulnérables sujettes aux endémies aux méfaits de l’ignorance et des inégalités diverses et demandeurs de savoir et de savoir faire. A ce niveau les ONG Nationales peuvent jouer un rôle déterminent pour l’apaisement par la voie d’une approche citoyenne auprès des populations pour ancrer l’unité et la solidarité.

Dans ce contexte nous savons que le désordre et l’insécurité ne servent personne puisqu’elles détruisent d’office les fondements sur lesquels nous vivons autrement dit comment peut on envisager volontairement des actions dont nous ne maitrisons pas les aboutissants, surtout dans un espace qui comme on le sait est sous l’effet d’un moment à l’autre de l’action négative des terroristes, des vendeurs d’armes et de la mafia de la drogue dont on connait les dangers et l’opportunisme. N’est ce pas un champ fertile pour l’insécurité et la pagaille incontrôlée. En revanche nous croyons sincèrement que le moment est à la réflexion murie au dialogue consensuel positif en dehors des querelles politiques des offensives contre une personne ou groupe donné. L’heure est à une approche constructive et non à l’instauration de la violence. Naturellement les doléances faisables et positives sont recevables et devraient être taillées sur l’envergure de nos réalités politiques et socioéconomiques.

Au lieu de stratégies déstabilisatrices, avançons des idées concrètes et positives. Au lieu de la pagaille organisée, instaurons la réflexion calme et logique. Nous pensons d’ailleurs qu’il est tout à fait logique d’engager de reformes importantes, comme certaines déjà mises en pratique et qui répondent aux idéaux non seulement des jeunes mais de tous les citoyens, surtout le plus vulnérables et le plus nécessiteux. Ceci ne peut se passer de la participation de cette jeunesse qui, généreuse et engagée, ne demande pas mieux que d’être mise à l’épreuve. Ce qui d’ailleurs va démanteler les stratégies de ceux qui pensent qu’ils peuvent arriver sur leur compte.

La Mauritanie appartient à tous et tous doivent participer à son édification, le pouvoir comme l’opposition. Ils doivent, et ce n’est pas interdit, s’entendre sur des voies consensuelles pour notre plus grand intérêt, loin de toute initiative dangereuse pour l’avenir de la cohésion, de la stabilité et du progrès du pays.

    Source Journal Chemsiyatt                          BOUMOUZOUNA

 

 















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