Pour une nouvelle stratégie de lutte contre les ordures


Sahara Médias - Nouakchott
Samedi 9 Mars 2013



Pour une nouvelle stratégie de lutte contre les ordures
Il y a une trentaine d’années le problème du morcellement des ordures ménagères solides notamment ne se posait pas avec la même gravité qu’aujourd’hui, en raison du comportement relativement civique des populations à l’époque, du reste modeste par le nombre, et d’une certaine conduite mobilisatrice des communes à l’époque.
Mais aujourd’hui la situation a évolué dans le sens d’une dégradation à la fois des comportements adéquats des populations et des mauvaises conceptions des stratégies palliatives. Tout cela aggravé par une croissance rapide de la ville, accompagnée d’une reproduction quotidienne d’ordures solides et liquides colossales.
Il est connu que la croissance rapide de la ville, survenue depuis une quarantaine d’années, est due essentiellement à l’afflux massif des populations agro pastorales appauvries par la sécheresse des années 70 et donc déshéritées et analphabètes dans leur immense majorité. Elles sont donc peu au courant des normes de la propreté et de l’hygiène. Il eut en conséquence des crises successives d’envahissement d’ordures urbaines auxquelles les autorités ont fait face avec de s stratégies aussi hasardeuses et les unes que les inefficaces autres
La solution préconisée depuis quelques années par les autorités a donné lieu à un contrat d’enlèvement et d’enfouissement avec Pizzorno qui s’active, malgré des reproches, à enlever au quotidien les milliers d’ordures amoncelées au cours de la journée aux quatre coins de la ville mal lotie à la périphérie, inaccessible à d’autres.
Naturellement et malgré ces efforts la capitale, a eu la réputation d’être sale, nauséabonde et malsaine au niveau de certains épicentres. Nous pensons, quant à nous que la solution réside dans les réflexions suivantes :
Asseoir une nouvelle stratégie de lutte contre les ordures par la concertation et l’implication cohérente avec les parties prenantes, à savoir les communes, les populations elles-mêmes et les ONG impliquées. Cette nouvelle stratégie doit passer nécessairement par l’implication à sa conception des populations, les communes et surtout les ONG Nationales engagées dans la lutte contre la dégradation de l’environnement, à sa protection et à sa réhabilitation. Car la propreté et le maintien de l’hygiène sans stratégie cohérente et planifiée n’est pas réalisable. Et une action durable et efficace ne serait possible sans la participation des populations, des communes et des organisations de la société civile, le tout devant être constamment soutenu par une sensibilisation pertinente accrue.


Source :ONG-AFE BOUMOUZOUNA
 
 














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