Pourquoi Rio+20 ?


saharamedia
Mardi 19 Juin 2012



         Pourquoi Rio+20 ?

Les sommets mondiaux sur l’environnement ne cessent de se succéder de Rio en juin 1992 jusqu’à Rio cet été 2012 (vingt ans après), en passant par Johannesburg et Kyoto pour ne citer que ceux-là.

Comme si cela illustre, sinon les prémisses d’une refonte globale de la politique environnementale, du moins une nouvelle réflexion sur les thématiques majeures soulevées par le réchauffement climatique, la désertification croissante et son lot de malheurs, la famine la migration, l’exclusion, etc.

Ce sommet s’inscrit donc dans la tradition des Sommets de la Terre qui font preuve du développement d’une orientation mondiale fondée sur le respect des trois piliers du développement durable que sont le développement économique et social, la protection de l’environnement et la lutte contre la pauvreté. En somme comme pour rectifier les déficiences précédentes et affiner les projections futures.

Mais le fait remarquable cette fois-ci, c’est l’association, pour la première fois, des ONG Continentales impliquées dans la protection de l’environnement et aux actions de développement durable, qui attirent le plus l’attention.

 Faut-t-il souligner que notre sous-région saharo-sahélienne est la plus touchée par le phénomène et que la communauté mondiale semble de plus en plus en prendre conscience pour impliquer non seulement les gouvernements mais aussi les ONG qui ont démontré un sens aigu de responsabilité et de sérieux dans la recherche de partenariat d’exécution de programmes et de suivi. Les résultats positifs palpables et efficients encouragent les donateurs et partenaires à redoubler d’efforts pour les y encourager.

 Malgré cela, les responsables et les institutions concernées n’ont pas encore marqué le pas pour diverses raisons, dont la moindre est la prise de conscience réelle de la vitalité des problématiques environnementales et leurs effets pervers à l’échelle mondiale, continentale et régionale.

 A ce niveau, nous ne pouvons que nous féliciter de l’initiative heureuse du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable ainsi que le PNUD en Mauritanie, non sans omettre la Direction des Aires Protégées du Littoral, qui ont daigné nous associer à ce sommet qui est de notre point de vue, historique. Cela est d’autant plus vrai que nos ONGs ne furent jamais impliquées aux rencontres et forums internationaux ou régionaux à l’instar d’autres composantes d la société civile.

 L’objectif des sommets passés, interpellés par l’acuité des problématiques environnementales et les cris d’alarme face à la détérioration graduelle du milieu naturel et des écosystèmes vitaux, est de concevoir des politiques globales pertinentes, ensuite transposées adéquatement au plan régionaux et sous régionaux et dans tous les secteurs, essentiellement énergétiques et physiques de façon générale pour freiner aux horizons, 2015-2050, la dégradation alarmante de notre planète. Nous pensons qu’une action locale peut engendrer des effets bénéfiques notamment sur la pollution générée par l’exploitation minière, la lutte contre l’érosion et la pauvreté.

 Mais là encore, il y a innovation, et nous devons en être conscients, c’est que toutes ces politiques ne peuvent aboutir sans se fonder sur l’action et le travail social.

Innovation dans le domaine des énergies renouvelables, l’eau, l’agriculture et la gestion efficiente des ressources naturelles.

A ce niveau nous en appelons à la communauté internationale et aux partenaires d’accroître l’aide pour participer efficacement à ces programmes ambitieux pour garantir une vie meilleure aux populations de la terre et à celles encore plus déshéritées de notre sous région sahélienne et particulièrement la Mauritanie affectée, depuis quelques années, par le  déficit pluviométrique croissant et la désertification.

 C’est dans ce sens que l’implication des ONG Nationales de développement est impérative et ce tant au niveau des politiques régionales qu’au plan international, en aval comme en amont. Autrement dit, il est nécessaire - et le sommet de RIO + 20 le réitéra sans doute - que le gouvernement, les institutions respectives concernées ainsi que les responsables impliqués réfléchissent sur de nouvelles politiques de lutte contre la dégradation du milieu et sa restauration en fonction de la nouvelle donne mondiale. Celle que nous préconisons s’inscrit dans la tradition mondiale des Sommets de la Terre. Nous voulons contribuer à une culture mondiale de respect des trois piliers du développement durable: le développement économique et social, la protection de l’environnement et la lutte contre la pauvreté.

 D’ailleurs qu’avons-nous à perdre ? Au contraire tout à gagner, et pour dire la vérité, nous demeurons à la traîne par rapport à nos voisins dans ce domaine et pourtant nous ne manquons ni de compétences ni de volonté. Ce qui nous manque c’est l’implication à la conception, exécution et suivi des programmes de développement initiés.

Les Sommets passés avaient mis l’accent sur l’importance de l’adéquation des projets mis en œuvre. Malgré cela, ils ont comporté des lacunes énormes, eu égard notamment à leur caractère exogène. Cette fois-ci, nous projetons une véritable réforme qui ferait prévaloir l’originalité et l’étude par cas spécifique et non la facilité et la copie plaquée, et nous y insisterons au cours de ce sommet. Nous visons à démontrer la capacité collective à gérer les problèmes planétaires. 

Aussi notre contribution en tant qu’ONG active au plan national sera d’accompagner nos autorités pour enrayer le bicéphalisme dans la conception et accroître l’association et ses effets bénéfiques. Car la communauté mondiale ne regarderait plus cette composante comme une entité de trop mais réellement complémentaire, indispensable dorénavant pour accéder à d’avantage d’appuis multiformes, qui, du reste, sont attribués en fonction de l’ampleur et des pertinences des projets exécutables.

 A l’issue du deuxième sommet de Rio+20, l’espoir est grand de voir se dessiner les perspectives de politiques adaptées pour protéger la Terre et nourrir convenablement ses habitants et qui associent et impliquent inévitablement les ONG de développement. Cela ne peut se réaliser sans l’ouverture tangible de nos institutions et de nos responsables. Au cours de ce sommet RIO+20 nous prendrons part avec les dirigeants du monde entier pour prendre des décisions afin de réduire la pauvreté et assurer la protection de l’environnement sur une terre de plus en plus fragilisée. Alors, rendez-vous au Sommet !

 

Source: Chemsiyatt                                                   Boumouzouna

ONG AFE -Conseil des ONG Nationales d’Appui au Développement Economiques et Social CONADES















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