Pourquoi pas un ministère pour l’environnement ?


saharamedia
Mercredi 22 Décembre 2010



Un des faits marquants parmi les activités du Ministère Délégué auprès du Premier ministre chargé de l’Environnement et du Développement Durable, fut la restitution du rapport provisoire du Panel d’experts relatif à l’élaboration de la Revue Institutionnelle du Secteur  de l’Environnement, au cours d’une session organisée au cours du mois de décembre 2010 au Palais des Congrès.

Sans nul doute la commission qui a conduit les travaux et le rapport en question est expérimentée et compétente, puisqu’elle est composée d’experts nationaux et internationaux  de haut niveau.

Les débats et discussions sur le contenu de la Revue ont été introduits par le Chargé de Mission du Premier Ministre, président de séance, en présence de M. le Secrétaire Général de l’Environnement et le Directeur du Bureau M.  Klaus Mersmann de la Coopération technique allemande GTZ en Mauritanie. D’ailleurs, les bailleurs, à travers le PNUD l’ensemble des ministères, ont été largement représentés, ainsi que le secteur privé à travers les banques. Les ONG environnementales y ont également participé et ont apprécié l’initiative, souhaitant qu’elle porte fruits.

La création d’une Revue Institutionnelle pour le secteur de l’Environnement est une excellente idée qui germe depuis longtemps et c’est même une nécessité comme elle est instituée dans la plupart des pays qui ont pris conscience de l’importance et de la vitalité du rôle que doit jouer désormais ce Département, qui, en réalité, déborde sur toutes les activités et sur toutes les politiques de développent durable au plan national.

L’état des lieux et le diagnostic étaient pertinents et encourageaient à la mise en place imminente de cette Revue qui manque au paysage de la vulgarisation scientifique et à l’information, digne de ce nom, sur les problèmes d’actualité relatifs à la protection de la nature et à la sauvegarde du milieu (et au changement climatique de façon générale) en l’absence desquels aucun développement durable  n’est envisagé.

Malgré tout, cette deuxième session invite à réflexion et notamment sur l’importance de la continuité et la stabilité des commissions ad hoc chargées non seulement de l’élaboration de l’étude mais aussi du suivi et d’une entité compétente à même de poursuivre durablement cette œuvre fondamentale.

A ce niveau, nous pensons qu’il est indispensable d’associer de nouvelles compétences au stade de l’élaboration et la pérennité de la Revue qui est finalement destinée à tous : responsables, société civile et bailleurs.

Puisque la société civile, en ce qui la concerne, est composée de plusieurs entités, et notamment les ONG Nationales pour la sauvegarde de l’Environnement, les OCB, les OSP, les Médias, les bureaux d’études, les Syndicats, il faudra bien associer leurs compétences respectives. Les ONG Nationales qui agissent en faveur de l’Environnement sont parties prenantes et leur rôle ne peut, en conséquence être négligé en raison de leurs expériences variées et multiples sur le terrain et leur connaissance de la problématique depuis longtemps.

En outre, il faudra dépasser le stade ou l’Administration se suffit de la validation automatique et routinière pour amorcer une réelle réponse aux exigences de l’heure au rythme de changements climatiques qui alertent sur les catastrophes multiples à venir, et qui auront des conséquences graves sur tous les secteurs de la vie des populations et leur sérénité.

Tout cela demande de nouveaux moyens qu’il faille disponibiliser au profit du Département qui a la charge de coordonner le secteur au niveau de tous les ministères et même beaucoup d’institutions publiques et privées. Les bailleurs de fonds, indispensables à la mise en route des politiques environnementales, observent le concret des réalisations et non les ébauches d’études.

Le changement climatique qui a des conséquences désastreuses demande des réponses adéquates. Cela ne peut se faire que par de études d’impact cohérentes où les ONG nationales impliquées dans secteur peuvent jouer un rôle déterminant au niveau de la réflexion, de l’exécution et du suivi.

Par ailleurs nombres d’ONG pensent, vu l’importance du secteur, d’élever le rang du Ministère Délégué au niveau d’un Ministère à part entière.

Source Journal Chemsiyatt 

BOUMOUZOUNA















GABONEWS APAnews